Un taxidermiste est une personne dont le travail consiste à préparer les peaux d'animaux et d'oiseaux morts et à les remplir d'un matériau spécial pour les faire paraître comme s'ils étaient vivants. Mais saviez‑vous qu'un taxidermiste célèbre a tué un léopard à mains nues ?
Le taxidermiste américain, Carl Akeley, a tué un léopard à mains nues en 1896. C’était lors de sa visite en Afrique. Il a enfoncé ses mains dans la gorge du léopard, l’a étouffé jusqu’à la mort et a pu survivre à l’attaque.
Qui est Carl Akeley ?
Carl Akeley, né le 19 mai 1864 à Clarendon, New York, est largement considéré comme le père de la taxidermie moderne. Il était également explorateur et naturaliste, utilisant l’art pour célébrer et défendre la préservation des espaces sauvages.
Il a fondé le laboratoire d’expositions du American Museum of Natural History (AMNH). C’est un département interdisciplinaire qui combine recherche scientifique et conception immersive.
Il a créé le premier diorama d’habitat en 1889 alors qu’il travaillait au Milwaukee Public Museum. La scène, qui représentait un groupe de ragondins dans un marais, présentait des spécimens montés dans un premier plan tridimensionnel recréant un habitat spécifique et se fondait dans une peinture de fond réaliste.
Ce fut le début d’une longue carrière transportant les spectateurs dans les habitats d’animaux du monde entier à travers des dioramas d’une précision époustouflante — la réalité virtuelle originale. (Source : Adventure Journal)
Quelle est la méthode de taxidermie de Carl Akeley ?
Akeley croyait et était obsédé par l’idée que la taxidermie pouvait produire des animaux montés qui semblaient vivants et réalistes. Il était tout aussi engagé à présenter les montures dans le contexte de leurs environnements scientifiquement exacts et de leurs interactions sociales.
Ses techniques produisaient des mannequins d’animaux, anatomiquement corrects et dépourvus de peau, effectuant des actions et postures réalistes. Les mannequins étaient principalement fabriqués en papier mâché et en treillis métallique, très légers et creux.
Les mannequins ont été créés par Akeley à l’aide de mesures de terrain précises, de photographies et de sa connaissance de l’anatomie et du comportement de l’animal dans son environnement naturel. (Source : Adventure Journal)
Les derniers jours de Carl Akeley
Akeley regrettait toutes les tueries qu’il avait commises durant ses dernières années, mais il n’a jamais remis en question la nécessité de celles‑ci. Il est retourné à New York pour travailler sur ses expositions. Sa troupe de lions, son troupeau d’éléphants, sa famille de gorilles et toutes les autres créatures qui remplissent sa salle sont convaincues de leur importance pour la science et la culture humaine.
En revanche, une grande partie des tirs que j’ai dû effectuer pour obtenir des spécimens destinés aux collections de musées n’a aucun de cet aspect et m’a fait me sentir fortement comme un meurtrier.
Carl Akeley, In the Brightest Africa
Selon les estimations les plus récentes, il possède désormais la majorité des gorilles des montagnes du monde, comptant plus de 1 000 individus. À l’automne 1926, Akeley est retourné dans les montagnes des Virunga avec sa deuxième épouse, alpiniste et photographe Mary Jobe Akeley. Il est tombé malade peu après son arrivée et est décédé le 18 novembre 1926 d’une dysenterie. Il a été enterré au pied du mont Mikena, à seulement deux miles de la scène qu’il avait recréée avec son groupe de gorilles. (Source : Adventure Journal)



