Dans l'industrie aéronautique, la règle du cockpit stérile est un protocole qui exige strictement que l'équipage discute des questions relatives à la sécurité et à l'exploitation du vol, mais pourquoi une telle règle a-t-elle été imposée en premier lieu ?

La règle du cockpit stérile a été imposée par la Federal Aviation Administration, ou FAA, en 1981 à la suite d'une étude. Elle a été mise en œuvre pour réduire les distractions des pilotes pendant les phases cruciales du vol.

Qu’est‑ce que la règle du cockpit stérile ?

La règle du poste de pilotage stérile, ou règle du cockpit stérile, est une procédure opérationnelle standard en aviation qui impose strictement les activités liées à la sécurité de l’exploitation de l’avion et qui peuvent être discutées par l’équipage pendant les phases critiques du vol. Cela concerne généralement les altitudes inférieures à 10 000 pieds, et toutes les activités non essentielles dans le cockpit sont interdites. La règle a été imposée aux États‑Unis par la Federal Aviation Administration (FAA) en 1981, à la suite d’un examen d’une série d’accidents causés par les équipages pendant les périodes de vol nécessaires. Ils étaient détournés de leurs tâches de pilotage en participant à des conversations et activités non essentielles.

Le vol Eastern Air Lines 212, qui s’est écrasé juste avant la piste de l’aéroport international Charlotte‑Douglas en 1974 lors d’une approche aux instruments dans un épais brouillard, est un exemple d’un tel accident. Le National Transportation Safety Board (NTSB) a déterminé qu’un manque de conscience de l’altitude dû à la distraction causée par des bavardages inutiles parmi l’équipage pendant la phase d’approche du vol était probablement la cause de l’accident.

Les pilotes disposaient de peu de temps pour réfléchir aux activités non essentielles aux débuts de l’aviation. Le vent et le bruit des moteurs dans un cockpit ouvert soufflé par le sillage étouffaient presque les discussions normales, de sorte que le pilotage exigeait une attention constante. L’effort nécessaire pour piloter le faisceau, c’est‑à‑dire naviguer sur un cours déterminé par l’intersection de signaux radio au sol en s’efforçant d’écouter à travers un casque un flux audio grésillant aux débuts du vol aux instruments, obligeait également les pilotes à se concentrer sur leurs tâches de pilotage pendant les conditions météorologiques instrumentales.

Cette règle particulière s’applique légalement uniquement aux transporteurs aériens programmés de la partie 121 et aux opérateurs commerciaux de la partie 135 du règlement fédéral de l’aviation des États‑Unis (FAR), et non à la partie 91, l’aviation générale non commerciale. (Source : Sécurité aérienne)

Les agents de bord doivent‑ils également respecter cette règle ?

Les agents de bord doivent également suivre la règle du poste de pilotage stérile. Cependant, ils peuvent hésiter à appeler le poste de pilotage tant que la règle est en vigueur, même en cas d’urgence.

Dans un scénario, comme l’avion était en conditions de cockpit stérile, l’hôtesse de bord à la porte a déclaré qu’elle n’avait pas envisagé d’appeler le cockpit lorsqu’elle a entendu le bruit de la porte qui fuyait avant qu’elle ne se sépare. 

L’hésitation ou la réticence d’une hôtesse de bord à contacter les membres d’équipage avec des informations de sécurité importantes en raison d’une mauvaise compréhension de la règle du cockpit stérile est potentiellement encore plus grave que la distraction inutile causée par des violations inutiles de la règle du cockpit stérile. (Source : Sécurité aérienne)