Le café affecte le sang en modulant et en activant les muscles. Il stimule les processus digestifs, chasse le sommeil et nous donne la capacité d’utiliser un peu plus longtemps les rouages de notre esprit. Bien que boire du café de temps en temps soit acceptable, un excès serait susceptible de déclencher des épisodes psychotiques. 

Chez les patients psychiatriques hospitalisés, la caféine semble augmenter la nervosité, l’anxiété et d’autres manifestations psychotiques. Des études montrent qu’une ingestion excessive de caféine peut déclencher certains épisodes psychotiques.

Qu’est‑ce que la caféine ?

La caféine est considérée comme la drogue psychoactive la plus consommée au monde. On la trouve dans plus de 60 espèces de plantes connues, et les références alimentaires comprennent le café, le thé, les boissons à base de cacao, le chocolat et les boissons gazeuses. 
Le café était disponible au Moyen‑Orient au XIIIe siècle puis introduit en Europe au début du XVIIe siècle. Le thé était probablement consommé en Chine avant la naissance du Christ et fut finalement amené en Europe au XVIe siècle. (Source : Cambridge University Press)

Quels sont les effets indésirables d’une consommation excessive de caféine ?

La caféine était initialement utilisée pour soulager la fatigue et améliorer les performances mentales. Consommer trop de caféine conduit à un état d’intoxication appelé caféinisme. Cet état d’intoxication se caractérise par de l’agitation, des tremblements, de l’excitation, des pensées et un discours décousus, ainsi que de l’insomnie. 

Ces symptômes peuvent clairement se chevaucher avec de nombreuses manifestations psychiatriques. Au fil des ans, les effets potentiellement nocifs de l’abus de caféine ont été reconnus. Dans le Journal of the American Medical Association, les archives montrent qu’en 1900 déjà, il y a eu des rapports sur une conférence intitulée Le café comme boisson : ses effets néfastes sur le système nerveux, au cours de laquelle un contributeur se plaignait que la plupart des médecins avaient accordé au sujet peu ou pas d’attention. 

Un autre contributeur a affirmé que le café pouvait provoquer une variété de symptômes, notamment la dépression, l’irritabilité, l’insomnie, les tremblements, la perte d’appétit, et des éructations fréquentes de gaz/

Quatre syndromes liés à la caféine sont reconnus dans le DSM‑IV : intoxication à la caféine ; trouble anxieux induit par la caféine ; trouble du sommeil induit par la caféine ; et trouble lié à la caféine non spécifié autrement. Le sevrage de caféine est inclus dans l’Annexe du DSM‑IV sous « Ensembles de critères et axes fournis pour des études supplémentaires ». (Source : Cambridge University Press)

De quoi est faite la caféine ?

La caféine est une méthylxanthine. Les effets de ce groupe de composés comprennent la surstimulation du système nerveux central, la diurèse, la stimulation du muscle cardiaque et la détente du muscle lisse. 

La caféine stimule d’abord le système nerveux central (SNC) au niveau du cortex cérébral et de la moelle allongée. Ce n’est qu’ensuite qu’elle stimule la moelle épinière. Ses effets apparaissent en moins d’une heure et durent environ 3 à 4 heures. La caféine est rapidement absorbée par le tube digestif puis métabolisée par déméthylation et oxydation dans le foie. 
Il existe une certaine variation individuelle du taux de métabolisme ; la demi‑vie est réduite chez les fumeurs mais augmentée pendant la grossesse et chez les femmes prenant des contraceptifs oraux. (Source : Cambridge University Press)

Peut‑on ressentir un sevrage à la caféine ?

Les symptômes de sevrage à la caféine peuvent être observés chez les animaux comme chez les humains. Parmi les symptômes bien connus figurent : maux de tête, irritabilité, insomnie, confusion, nausées, anxiété, agitation, tremblements, palpitations et augmentation de la pression artérielle. 
Les symptômes de sevrage sont souvent progressifs, s’aggravent du deuxième au troisième jour, puis finissent par diminuer. (Source : Cambridge University Press)