Les coquelicots ont été un symbole du sommeil, de la mort et de la paix. Cette fleur pousse pratiquement partout. Elles s’adaptent facilement à différents climats, qu’ils soient froids ou chauds. Elles varient également en hauteur, de moins d’un pouce à plus de 20 pieds. Mais pourquoi la fleur de coquelicot est‑elle devenue un symbole de la Première Guerre mondiale ?

Les fleurs de coquelicot ont été identifiées comme un symbole de la Première Guerre mondiale après qu’un poète canadien, John McCrae, ait remarqué un champ de coquelicots près d’une fosse commune, les Champs de Flandre, en Belgique, peu après la Première Guerre mondiale.

Comment les coquelicots ont‑ils été remarqués pendant la Première Guerre mondiale ?

Poursuivant le parcours de John McCrae pendant la Première Guerre mondiale en tant que chirurgien de brigade, il fut affecté aux tranchées près d’Ypres, en Belgique, plus connue sous le nom de Flandres.

L’ami de McCrae, le lieutenant Alexis Helmer, âgé de 22 ans, fut tué lors de la tragique et sanglante Deuxième bataille d’Ypres et fut enterré dans une fosse commune. Le jour suivant l’inhumation d’Helmer dans cette fosse improvisée, McCrae remarqua que les tombes étaient parsemées de coquelicots.

McCrae écrivit un poème en mémoire des vies offertes et de son cher ami, incluant les coquelicots qu’il avait vus éclore magnifiquement sur leurs tombes, intitulé Champs de Flandre. Ce fut l’avant‑dernier poème que McCrae écrivit et il fut publié dans le magazine anglais Punch en décembre 1915. (Source : Poets.Org)

Qui était John McCrae ?

John McCrae est né le 30 novembre 1872 à Guelph, en Ontario, Canada. McCrae était un médecin, soldat, auteur et poète canadien.

McCrae manifesta un intérêt pour la poésie dès son plus jeune âge, alors qu’il était élève à l’Institut collégial de Guelph. En même temps qu’il exprimait son intention de rejoindre l’armée, il s’engagea dans le corps de cadets Highfield.

Après avoir obtenu son diplôme de l’Institut collégial de Guelph à seize ans, il reçut une bourse pour l’Université de Toronto, y étudia pendant trois ans, puis fut contraint de prendre une année d’absence en raison de son asthme sévère, qui le toucha pour le reste de sa vie.

Avant de retourner à l’Université de l’Ontario en 1893, McCrae enseigna l’anglais et les mathématiques au Collège agricole de l’Ontario à Guelph.

En 1898, McCrae obtint son baccalauréat en médecine et poursuivit sa passion pour l’écriture poétique, où seize poèmes et quelques nouvelles qu’il écrivit furent publiés dans plusieurs magazines. (Source : Poets.Org)

Quand McCrae a‑t‑il officiellement rejoint l’armée ?

C’était en octobre 1899, au début de la guerre d’Afrique du Sud, que McCrae ressentit le besoin de servir sa nation en rejoignant les forces armées. McCrae resta en Afrique du Sud seulement un an avant de démissionner du service.

Après que McCrae a démissionné du service, il est retourné dans le domaine médical, commençant ses recherches en pathologie et travaillant comme pathologiste assistant résident à l'Hôpital général de Montréal. McCrae a déménagé à Londres en 1904 pour poursuivre ses études médicales et sa carrière.

Revenant dans les forces militaires pendant la Première Guerre mondiale qui a eu lieu en 1914 et étant membre de l'Empire britannique, le Canada s'est impliqué dans le combat où McCrae a été nommé chirurgien de brigade à la Première brigade d'artillerie de campagne canadienne. (Source : Poets.Org)

Qu’est‑ce que le jour du Souvenir ?

À l'origine appelé le jour de l'Armistice pour commémorer les millions de soldats qui ont protégé leur nation et les civils qui ont offert leur vie pendant la Première Guerre mondiale. C’est après la Seconde Guerre mondiale que le gouvernement australien a accepté la proposition du Royaume‑Uni de renommer le jour de l'Armistice en jour du Souvenir.

Le jour du Souvenir est célébré à la onzième heure du onzième jour du onzième mois de chaque année. Les personnes qui célèbrent ce jour offrent un moment de silence pour rendre hommage aux âmes courageuses de la Première Guerre mondiale. (Source : Armée)