Saviez‑vous qu’une ville paisible du Midwest américain a joué un rôle important dans la fin de l’une des guerres les plus atroces de l’histoire moderne ?
Le traité de Dayton visait à négocier des pourparlers de paix pour mettre fin à la guerre de Bosnie. Le traité s’est tenu en novembre 1995 à Dayton, Ohio. Les négociateurs ont choisi Dayton afin d’éliminer les interférences médiatiques et d’éloigner toutes les parties impliquées de leurs zones de confort.
La guerre de Bosnie
La guerre de Bosnie était un conflit profondément ancré sur le plan éthique qui a commencé en 1992. Elle a duré trois ans. À la fin de la Seconde Guerre mondiale, Josip Broz Tito, à moitié Croate et à moitié Slovène, a uni la Bosnie‑Herzégovine, la Serbie, le Monténégro, la Croatie, la Slovénie et la Macédoine.
Ces États sont devenus membres de la Fédération communiste de Yougoslavie, composée de six républiques égales. Cependant, des problèmes ethniques sont apparus à la suite de l’union des États. Les Serbes désapprouvaient la reconnaissance par Tito des Macédoniens et des Musulmans de Bosnie‑Herzégovine comme nationalités distinctes. La Fédération communiste de Tito s’est effondrée à la mort de Tito en 1980.
Alors que les États balkaniques réclamaient l’indépendance, Slobodan Milosevic est arrivé au pouvoir en 1986, tirant profit du nationalisme. Il était connu sous le nom de Le Boucher des Balkans, qui a délibérément provoqué des conflits entre Serbes, Croates et Bosniaques. Milosevic a exploité d’anciennes rancunes éthiques et a attisé les notions nationalistes d’Une Serbie plus grande, uniquement avec les Serbes.
En 1992, la Bosnie a proclamé son indépendance. Mais Radovan Karadzic, un homme sous le contrôle direct de Milosevic, s’est opposé et a menacé de verser le sang parce que les Serbes de Bosnie souhaitaient rester membres de la Yougoslavie.
Deux jours après la reconnaissance par l’Europe et les États‑Unis de l’indépendance de la Bosnie, le Parti démocratique serbe a bombardé Sarajevo, la capitale de la Bosnie. Cela a marqué le début de la guerre, accompagné d’épuration ethnique, où des milliers de personnes ont été tuées dans un génocide frénétique.
L’ONU a refusé d’intervenir dans la guerre mais a facilité la livraison d’aide humanitaire, créant des zones sûres telles que Srebenica. Cependant, l’ONU n’a pas pu protéger Srebenica des forces serbes bosniaques en juillet 1995, ce qui a conduit au massacre de Srebenica, faisant plus de 7 000 hommes bosniaques morts.
La fin de la guerre a été marquée lorsque les États‑Unis ont parrainé les pourparlers de paix des Bosniaques, Serbes et Croates en novembre 1995. La guerre a fait plus de 250 000 morts et a déplacé plus de 2 millions de personnes de leurs villes d’origine. (Source : Borgen Project)
L’accord de Dayton
Les Serbes bosniaques, sous la direction de Milosevic, ont été contraints d’accepter les pourparlers de paix parrainés par les États‑U. lorsqu’ils ont fait face à des frappes aériennes de l’OTAN et à une offensive terrestre à grande échelle Bosniaque‑Croate. L’accord de Dayton, ou Accord de Dayton, a commencé le 1er novembre 1995, à la base aérienne Wright‑Patterson, à proximité de Dayton, Ohio.
Les pourparlers de paix ont été dirigés par le principal négociateur américain Richard Holbrooke et le secrétaire d’État Warren Christopher. Au 21 novembre, les présidents de la Serbie, de la Bosnie et de la Croatie avaient conclu des accords pour mettre fin à la guerre de Bosnie.
L’accord a également défini un cadre général pour la paix en Bosnie‑Herzégovine. Les pourparlers de paix ont également préservé la Bosnie en tant qu’État unique composé de deux parties : la fédération Bosnie‑Croatie et la république serbe de Bosnie.
L’accord a également compté la présence de représentants du Royaume‑Uni, de la France, de l’Allemagne, de l’Italie, de la Russie et de l’Union européenne. Dayton, Ohio, a été choisi pour réduire la capacité des participants à négocier en utilisant les médias et pour éloigner les États belligérants de leurs zones de confort. (Source : Britannica)


