Les scientifiques ont estimé qu’il y aurait moins d’une chance sur 1 trillion qu’une personne soit frappée par des débris spatiaux. Être frappé par la foudre serait beaucoup plus probable, mais saviez‑vous qu’un Américain est devenu la première et unique personne à être touchée par des débris spatiaux ?

En 1997, la résidente de Tulsa Lottie Williams faisait de l’exercice dans un parc public lorsqu’elle a senti une tapotement sur son épaule. Elle a rapidement réalisé qu’un morceau de métal de 6 pouces l’avait heurtée sans danger. Ils ont rapidement découvert qu’il s’agissait de débris spatiaux.

L’expérience spatiale Midcourse

L’expérience spatiale Midcourse (MSX) était un programme qui a lancé un satellite en 1994. Le satellite possède plusieurs capteurs de surveillance optique conçus pour observer des cibles lancées séparément dans des programmes de cibles dédiés et coopératifs. (Source : Bibliothèque numérique SPIE)

L’objectif principal du MSX était de détecter, d’acquérir et de suivre des cibles dans l’espace lointain. Grâce à une caractérisation détaillée et à la modélisation de la phénoménologie des objets, il pourra déterminer s’il s’agit d’un objet létal ou non létal. Les informations recueillies par le satellite aideront les scientifiques à combler les lacunes spatiales, spectrales et temporelles des modèles existants de l’environnement spatial.

Après plus de 12 ans de service, soit presque trois fois sa durée de vie prévue, le satellite MSX a été mis hors service en juillet 2008. Ses années de service ont été couronnées de succès, ayant contribué à deux missions de défense diverses en collectant des données essentielles pour la conception de systèmes de défense antimissile. Comme le satellite ne disposait d’aucun carburant, on s’attendait à ce qu’il réentre dans l’atmosphère terrestre d’ici quelques siècles. Il n’existe aucun moyen pour les scientifiques de manœuvrer le satellite pour le ramener. (Source : Répertoire eoPortal)

La rencontre d’un sur un trillion de Lottie Williams

Dans la première heure du matin de 1997, la résidente de Tulsa âgée de 48 ans, Lottie Williams, faisait ses exercices matinaux dans un parc local avec ses amis. Elle se promenait avec ses amis vers 3 h 30, ce qui faisait partie de la routine quotidienne de Williams.

Williams et ses amis ont soudainement remarqué une grande lumière brillante dans le ciel. Elle ressemblait à du feu, se souvient‑elle. Elle s’est tournée vers ses amis pour leur montrer la boule de feu dans le ciel, et lorsqu’elle a regardé de nouveau, elle a immédiatement constaté qu’elle se dirigeait vers eux. La boule de feu a survolé le groupe, a projeté deux étincelles, puis a disparu derrière un bâtiment.

Williams pensait avoir vu une étoile filante et que les deux étincelles étaient de nouvelles étoiles nées de l'étoile filante. Ils n'y ont rien pensé et ont continué à marcher. Au troisième kilomètre, Williams a senti une tape sur son épaule gauche. Quelque chose l'a frappée puis est tombé au sol. Il a produit un bruit métallique en tombant.

La femme de Tulsa l'a poussée vers la lumière pour l'examiner davantage, l'a ramassée et l'a apportée à son camion. L'objet était noirci sur les bords, semblant brûlé. Il mesurait à peu près la longueur de sa paume et était très léger. Il était composé de couches de matériau métallique très léger et était très fin.

L'impact, heureusement, ne l'a pas blessée. Plus tard dans la journée, elle a essayé de contacter plusieurs agences gouvernementales pour en savoir plus. Elle a rapidement découvert, grâce au US Space Command de Colorado Springs, qu'un corps de fusée Delta II était réentré dans l'atmosphère terrestre vers 3 h 30 ce jour‑là, au même moment où ils ont vu la boule de feu. Le commandement a également confirmé que la rentrée était observée au sud‑central du pays, avec des signalements d'observations provenant du Texas, du Kansas, du Missouri et de l'Arkansas. La fusée faisait partie d'un lancement de satellite militaire en avril 1996, neuf mois plus tôt.

La NASA a examiné le morceau métallique qui a frappé Williams et a montré qu'il était compatible avec le matériau du Delta II. Le scientifique en chef des débris orbitaux pour la NASA, Nicholas Johnson, estime qu'un fragment du Delta II a effectivement frappé Williams. (Source : ABC News)