La plupart des historiens qualifient l’ancien président Warren Harding du pire président américain à occuper le Bureau ovale. On ne le connaissait pas comme un président décisif, ni comme un penseur profond. Mais saviez‑vous qu’il a assumé sa responsabilité de protéger la Constitution des États‑Unis ?

Le président Warren Harding est responsable d’avoir sauvé la Constitution. Elle était mal rangée dans les dossiers du Département d’État et était en mauvais état. Harding l’a fait conserver dans une vitrine en verre afin d’éviter une détérioration supplémentaire.

Qui était Warren Harding ?

Warren Gamaliel Harding est né le 2 novembre 1865 à Corsica, Ohio. Il était l’aîné de George Tryon Harding et Phoebe Dickerson Harding, dont les ancêtres étaient anglais, écossais et néerlandais. Son père était agriculteur avant de devenir médecin. Harding a fréquenté les écoles locales de l’Ohio avant de s’inscrire à l’Ohio State College.

Harding s’est essayé à différentes entreprises commerciales. En 1884, il a acheté un journal hebdomadaire local qui ne se portait pas bien. Il a consacré son temps et ses efforts au journal et a transformé le Marion Star en un quotidien prospère après s’être marié avec Florence Kling De Wolfe, qui l’a aidé avec le papier.

Bien que Harding ne fût pas considéré comme un intellectuel, il fut invité à rejoindre les conseils d’administration d’entreprises majeures et des organisations fraternelles, ce qui le conduisit à faire partie du parti républicain. Harding était perçu comme un leader. Il était toujours bien habillé et soigné, ce qui le rendait populaire auprès du public.

Harding fut ensuite élu sénateur d’État en 1899, puis lieutenant‑gouverneur en 1903, mais il échoua à obtenir la gouvernance en 1910. Harding s’aligna également avec l’aile conservatrice des Républicains. Il était connu pour s’opposer fermement à l’adhésion des États‑Unis à la Ligue des Nations, mais il soutenait les lois qui bénéficiaient aux entreprises.

En 1920, il devint le candidat présidentiel des Républicains. Il séduisit le public par son apparence et ses discours bien répétés. Ceux‑ci, ainsi que l’appel de Harding à un retour à la normalité, contrairement à l’appel du président Woodrow Wilson au sacrifice pendant la Première Guerre mondiale, le propulsèrent à occuper la plus haute fonction du gouvernement américain. Harding remporta l’élection avec une large majorité.

Harding nomma personnellement les membres de son cabinet. Il choisit des dirigeants exceptionnels mais sélectionna également par erreur des politiciens corrompus cherchant à s’enrichir. Malheureusement, Harding était notoirement mauvais pour juger le caractère, alors qu’il attendait de l’intégrité de la part des membres qu’il choisissait.

Harding n'a occupé la fonction que pendant deux ans, mourant d'une crise cardiaque ou d'un accident vasculaire cérébral après avoir survécu aux scandales provoqués par les membres de son cabinet. Il a toutefois sauvé la Constitution américaine. Le président a découvert qu'elle était mal conservée au Département d'État. Il a ordonné la mise en place d'une vitrine en verre pour la protéger et éviter une détérioration supplémentaire. (Source : Britannica)

L’héritage de Harding

Harding a séduit le pays, étant élu avec un vote populaire sans précédent de 60 %. Son appel aux Américains à reprendre une vie plus simple après la guerre a été bien accueilli. Mais ce n’est pas pour cela que Harding est connu.

Harding était considéré comme le pire président de l’histoire moderne en raison des conseillers et membres du cabinet corrompus qu’il avait choisis. Son secrétaire à l'Intérieur, Albert B. Fall, a été condamné et est devenu le premier membre du cabinet à être emprisonné. Fall a été reconnu coupable d'avoir accepté un pot-de-vin de 100 000 $.

Harding était également le sixième président à mourir en fonction, selon les historiens, qui rapportent que son décès était dû à l'épuisement causé par une tournée nationale visant à rassurer le public après que les scandales soient devenus publics. (Source : Our White House)