De nombreux objecteurs de conscience ont été enrôlés pendant la Première Guerre mondiale et soumis à la pression de servir dans l'armée en tant que non‑combattants. D’autres qui s’opposaient ont été emprisonnés et jugés par un conseil de guerre. Les mennonites et d’autres membres des églises de paix historiques ont demandé au Congrès d’autoriser un programme de service alternatif plus respectueux des droits des objecteurs de conscience en 1940, alors que le Congrès envisageait une législation de conscription pour la Seconde Guerre mondiale. Mais saviez‑vous à quoi servait le CPS ?
Pendant la Seconde Guerre mondiale, le programme Civilian Public Service (CPS) du gouvernement américain offrait aux objecteurs de conscience une alternative au service militaire. Les recrues du CPS combattaient les incendies de forêt, aidaient à la réforme d’un système de santé mentale abusif, et servaient même de sujets de test pour la recherche médicale.
Le Service public civil
Le programme de service alternatif connu sous le nom de Civilian Public Service (CPS) a été développé pour offrir aux objecteurs de conscience (CO) une manière alternative d’accomplir leurs obligations de service national telles que définies par la loi de formation et de service sélectif de 1940. Selon le programme, des camps de travail devaient être créés où les affectés pouvaient travailler sur des projets de foresterie ou de conservation des sols, selon l’emplacement du camp.
Le Civilian Conservation Corps (CCC) du New Deal a servi de modèle pour cet arrangement, et les Églises de paix ont utilisé de nombreux sites du CCC pour leurs camps CPS. Les hommes construisaient des barrages et des systèmes d’irrigation, creusaient des fossés d’irrigation, plantaient du couvert végétal et travaillaient dans des camps de conservation des sols. Les affectés construisaient et entretenaient routes, sentiers et coupe‑feu au sein des unités forestières. Ils travaillaient également comme parachutistes anti‑fumée et guetteurs d’incendie pour combattre des feux de forêt lointains. (Source : Civilian Public Service)
Le Service public civil pendant la Seconde Guerre mondiale
Cependant, à mesure que le CPS se poursuivait pendant l’implication américaine dans la Seconde Guerre mondiale, les projets détachés ont accru les opportunités du programme pour les affectés. Les hommes pouvaient se porter volontaires pour travailler dans les autres programmes disponibles après avoir servi plusieurs mois dans les camps de sol ou de foresterie. La première de ces initiatives était axée sur le travail agricole et laitier, permettant aux hommes de travailler dans des fermes ou des laiteries pour remplir leurs obligations de service communautaire.
En raison de la grave pénurie de main‑d’œuvre dans les hôpitaux psychiatriques à travers les États‑Unis, les hommes ont également travaillé comme assistants. Une révolution dans le traitement des malades mentaux aux États‑Unis a commencé en 1943 grâce à certains assistants d’hôpitaux du CPS, qui ont également contribué à améliorer les conditions et les soins aux patients. (Source : Civilian Public Service)
Les controverses autour du Service public civil
Les objecteurs de conscience se portaient volontaires pour participer en tant que sujets de test à des études scientifiques menées par le gouvernement fédéral, en plus d’aider à soigner les malades mentaux du pays. Ces « unités cobayes » étudiaient une variété de sujets, notamment les effets des maladies, de la déshydratation, du climat et de la famine. Les « unités cobayes » font encore l’objet de débats aujourd’hui, car de nombreuses techniques de collecte de données sont jugées contraires à l’éthique. Les preuves suggèrent également que certains volontaires du CPS aux expériences n’étaient pas informés des risques auxquels ils pouvaient être exposés en tant que sujets de test, tant sur le plan physique que mental.
Le fait que les affectés servent sans rémunération était l’un des aspects les plus controversés du CPS. Le Service sélectif a fait ce choix tôt dans les négociations du CPS, craignant que le programme ne soit pas approuvé si les hommes recevaient un salaire. De nombreux hommes et leurs familles ont vu cela comme une source croissante de frustration, n’étant pas indemnisés pour la prise en charge des personnes à charge, laissant ainsi leurs familles dans une situation financière précaire. (Source : Civilian Public Service)
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