Les Afro‑Américains demandent l’égalité depuis longtemps. Avec la ratification du 13e amendement, l’établissement des Black Codes a suivi. La prévalence de la discrimination raciale perpétuée par les lois Jim Crow a atteint son apogée au XXe siècle lors de l’augmentation des lynchages de personnes de couleur.
Avec des racines remontant aux années 1860, les lois Jim Crow ont légalisé la ségrégation raciale et ont continuellement opprimé les Afro‑Américains pendant environ 100 ans.
Les origines des lois Jim Crow
Les lois Jim Crow ont légalisé les restrictions de ségrégation fondées sur la race. Les contrevenants aux lois Jim Crow étaient souvent confrontés à des peines de mort, des violences physiques, de l’emprisonnement, des amendes et des arrestations ; ces lois existaient dans le seul but d’opprimer les Afro‑Américains.
Les origines de l’établissement des lois Jim Crow remontent aux années 1860. Après la ratification du 13e amendement de la Constitution américaine qui a aboli l’esclavage, les Black Codes ont suivi. Les Black Codes précisaient quand et où les personnes auparavant asservies pouvaient travailler, y compris les modalités de rémunération.
En réalité, les Black Codes sont devenus une façade juridique pour empêcher les Afro‑Américains d’exercer le droit de vote tout en contrôlant leurs déplacements et en utilisant leurs enfants comme main‑d’œuvre. De plus, d’anciens soldats confédérés, désormais juges et policiers, ont assuré la discrimination des Afro‑Américains en appliquant strictement les Black Codes.
L’application des lois Jim Crow s’est finalement répandue dans le reste de l’Amérique lorsque les Afro‑Américains ont déménagé vers différentes villes pour se libérer des réglementations oppressives, incitant les habitants blancs des villes à réclamer des règles encore plus restrictives pour les populations noires. (Source : History)
Les frontières raciales pendant la Première Guerre mondiale
Le déploiement de troupes afro‑américaines en France a inquiété la plupart des soldats américains blancs. L’accueil chaleureux réservé aux troupes afro‑américaines contrastait fortement avec la discrimination raciale qu’elles subissaient en Amérique. Alors que les soldats français interagissaient socialement avec les Afro‑Américains, les Américains blancs restaient agités et imposaient à plusieurs reprises la ségrégation raciale sur les bases militaires avec des panneaux « Whites Only » et instauraient des couvre‑feux.
Les Américains blancs ont réagi, et bientôt, un mémo signé par le colonel J.L.A. Linard du quartier général de la Force expéditionnaire américaine a été publié. La déclaration indiquait que les soldats noirs étaient traités avec une familiarité et une indulgence excessives.
De plus, des enquêtes ont eu lieu alors que des rumeurs discriminatoires décrivaient les soldats afro‑américains comme paresseux et menaçants pour les femmes. La réfutation de ces allégations a suivi, montrant que ces accusations étaient fortement exagérées.
Lorsque la Première Guerre mondiale arriva à son terme, 171 soldats afro‑américains reçurent la Légion d'honneur française tandis que les généraux louaient la compétence des unités afro‑américaines. (Source: Slate)
La prétendue fin du Jim Crow
Tous les lieux imposaient une ségrégation fondée sur la race, des entrées et des toilettes aux cimetières et aux habitations résidentielles. L'oppression engendrée par les lois Jim Crow atteignit son apogée au cours du XXe siècle, alors que les lynchages de personnes de couleur se multipliaient, suscitant le besoin de nombreuses émeutes raciales.
Avec les mouvements des droits civiques afro‑américains, longs et constamment croissants, qui cherchaient continuellement l'abolition des lois Jim Crow, le Jim Crow a finalement pris fin en 1964. Cela dit, la suppression de la ségrégation induite par le Jim Crow n’a pas assuré la mort de l’oppression raciale, qui demeure répandue même aujourd’hui. (Source: History)





