Une migraine est essentiellement un mal de tête qui peut provoquer une sensation de pulsation ou de battement d'un côté de la tête. Elle s'accompagne souvent de vomissements, de nausées et d'une sensibilité à la lumière et au son. Mais saviez‑vous que les femmes sont plus enclines à développer une migraine que les hommes ?
Les migraines sont trois fois plus fréquentes chez les femmes que chez les hommes car elles sont d'origine biologique. Des niveaux fluctuants d'œstrogènes peuvent contribuer au développement de maux de tête chroniques et de migraines.
Qu’est‑ce qu’une migraine ?
Une migraine est un type de mal de tête décrit comme une douleur pulsatile. Les personnes qui souffrent de migraines ressentent également des nausées et une sensibilité à la lumière et au son. Ces crises peuvent durer des heures, voire des jours, et la douleur peut être si intense qu'elle commence à interférer avec vos activités quotidiennes.
Avant qu’une crise ne survienne, il existe un symptôme d’avertissement appelé aura. L’aura apparaît avant le mal de tête. Elle se caractérise par des troubles visuels tels que des éclairs de lumière ou des points aveugles. Parfois, elle peut également se manifester par des picotements d’un côté du visage, d’un bras ou d’une jambe. D’autres personnes peuvent même avoir des difficultés à parler.
Certains médicaments peuvent aider à prévenir certaines migraines et à les rendre plus supportables. Avec le bon traitement, combiné à des remèdes d'auto‑soins et à des changements de mode de vie, vous pourriez être capable d'éviter complètement les migraines. (Source : Mayo Clinic)
Pourquoi les femmes souffrent‑elles de plus de migraines ?
Il y a des années, on attribuait souvent l’incapacité des femmes à faire face au stress à l’hystérie. Mais avec les avancées actuelles dans le domaine médical, les scientifiques ont découvert que les migraines sont en réalité d'origine biologique, ce qui explique pourquoi davantage de femmes en sont affectées que les hommes.
Une migraine est un événement neuro‑physiologique spectaculaire qui implique des décharges d’activité électrique qui débutent dans le centre visuel du cerveau. C’est pourquoi ce type de mal de tête comprend une aura visuelle, ces lignes dentelées ou lumières scintillantes, qui surviennent couramment chez 20 à 30 % des patients migraineux.
Dr Andrew Charles, Directeur du programme de recherche et de traitement des céphalées, Département de neurologie de l’UCLA
Charles indique que la sensation de pulsation de la migraine est générée profondément dans le cerveau. Elle survient simultanément avec l’onde électrique qui parcourt le cerveau. Mais il existe un déclencheur majeur, ce qui explique pourquoi les femmes ont plus de migraines que les hommes.
Les migraines peuvent être déclenchées par des fluctuations hormonales. Les migraines sont légèrement plus fréquentes chez les garçons que chez les filles jusqu’à ce que les filles commencent leurs menstruations. Et une fois que les filles commencent à menstruer, et que les hormones commencent à fluctuer, le nombre de leurs migraines augmente de façon spectaculaire. Le principal coupable est l’œstrogène, bien que les chercheurs pensent que d’autres hormones peuvent également être impliquées. Mais cette incertitude contribue à la difficulté du traitement des migraines.
Dr. Jan Lewis Brandes, Neurologist, Founder of the Nashville Neuroscience Group
(Source–: NPR)
Existe-t-il un moyen de guérir les migraines ?
Certains médicaments peuvent aider à réduire la douleur et la durée d’une migraine. D’autres médicaments diminuent la fréquence des crises, mais malheureusement, il n’existe pas de remède. Jusqu’à 50 % des patients déclarent que le traitement qui leur a été prescrit n’est pas efficace.
Trouver un traitement efficace pour réduire la fréquence des crises est essentiel, c’est précisément la raison pour laquelle le service de neurologie de l’UCLA travaille d’arrache‑pied pour en découvrir un.
Nous avons commencé à voir, d’après les chercheurs, que la fréquence des crises de migraine est liée à des changements permanents dans le cerveau, et je pense que cela change la donne pour les patients et pour nous qui nous occupons d’eux. Nous devons vraiment réfléchir soigneusement à la façon de contrôler la fréquence des crises et il faut vraiment le faire plus tôt que tard.
Dr. Jan Lewis Brandes, Neurologist, Founder of the Nashville Neuroscience Group
(Source–: NPR)




