La science-fiction traite d'idées innovantes et futuristes telles que la science et la technologie avancées, l'exploration spatiale, le voyage dans le temps, les univers parallèles et la vie extraterrestre. Saviez‑vous qu'un sous‑genre appelé science‑fiction banale existe ?

La science‑fiction banale est un mouvement littéraire de SF axé sur la création d'extensions plausibles de la science et de la technologie existantes, situant les histoires sur Terre ou au sein du système solaire, évitant les voyages interstellaires ou intergalactiques, et évitant le contact avec des extraterrestres.

Qu’est‑ce que la science‑fiction banale ?

La science‑fiction banale est un mouvement littéraire de niche au sein de la science‑fiction qui s’est développé au début des années 2000, avec des principes codifiés par le Manifeste Banale.

Il y a désaccord sur les limites du MSF et sur les œuvres qui sont canoniques. Selon Rudy Rucker, le MSF partage des similitudes avec la hard science‑fiction, et le cyberpunk, selon Ritch Calvin. Certains critiques ont souligné des films et des séries télévisées de science‑fiction qui incarnent l’éthique du MSF de réalisme du proche avenir.

La communauté de la science‑fiction a eu une réaction mitigée face au MSF. Alors que certains auteurs de science‑fiction ont défendu le sous‑genre proposé, d’autres ont soutenu que le MSF est antithétique à la tradition imaginative de longue date de la science‑fiction ou ont remis en question la nécessité d’un nouveau sous‑genre. (Source : Word Disk )

Le MSF estime que beaucoup de science‑fiction est trop axée sur la fantaisie pour aider au développement d’idées et de pensées et que le domaine souffre lorsque des sujets sociologiques sérieux sont mêlés à des histoires d’extraterrestres, de voyages plus rapides que la lumière et d’autres tropes récurrents. Le 1984 d’Orwell est un exemple de science‑fiction banale, car il était pour lui un moyen d’explorer la politique sans les ramifications politiques que comporte le commentaire politique. Une grande partie de ce qui passe pour de la science‑fiction est un moyen d’expérimenter des systèmes et des futurs sans réellement les créer.

Geoff Ryman et d’autres ont rédigé le manifeste de la SF banale lors de Clarion 2002. Il se situe dans un futur proche et utilise une technologie crédible basée sur la science actuelle. (Source : Cyborg Anthropology)

Qu’est‑ce que le Manifeste Mundane ?

Le Manifeste Mundane a été publié en ligne pour la première fois. Il contient neuf énoncés selon lesquels de nombreux tropes, techniques et technologies familiers de la science‑fiction sont irréalistes et devraient donc être évités. Les mundanes estiment que le voyage plus rapide que la lumière, les planètes habitables, les extraterrestres intelligents, le commerce interstellaire, la communication avec des espèces extraterrestres et les univers parallèles sont tous trop farfelus, trop irréalistes pour susciter de l’intérêt.

La partie 2 du Manifeste de Science‑Fiction Mundane comprend une liste de stupidités créées à cause des improbabilités introduites dans la partie 1. Les Stupidités incluent les invasions extraterrestres, les soucoupes volantes, les dispositifs capables de traduire n’importe quelle langue, et le glissement dans des réalités alternatives qui diffèrent de la nôtre par de petites marges, et la partie 3 reconnaît que ces Stupidités ont diverti et enchanté des millions de personnes.

Ils soutiennent que le retour au présent incitera les écrivains et les lecteurs à se rééveiller à la merveille et à la diversité de la Terre ainsi qu’aux dangers auxquels elle fait face aujourd’hui. Au contraire, ils affirment que la robotique, les réalités virtuelles, les génomes améliorés, la nanotechnologie et la mécanique quantique constituent des terrains fertiles pour la SF mundane. 

Enfin, dans la partie 4, les mundanes formulent un certain nombre de promesses. Dans ces promesses, ils s’engagent à créer une collection de science‑fiction mundane qui ne commet pas les Stupidités de la science‑fiction, tout en conservant la liberté d’écrire de la science‑fiction stupide s’ils le souhaitent. (Source : Cyborg Anthropology)