La Geheime Staatspolizei, ou Gestapo, était la police secrète officielle de l'Allemagne nazie et de l'Europe occupée par les Allemands. Hermann Göring a créé la force en 1933 en unissant les multiples unités de police politique de la Prusse en une seule organisation. Mais saviez‑vous qu’il existait un agent du Special Operations Executive (SOE) capturé par la Gestapo pendant la Seconde Guerre mondiale ?

Odette Sansom Hallowes était une opératrice du SOE pendant la Seconde Guerre mondiale, elle a été appréhendée par la Gestapo, interrogée, torturée et condamnée à mort à deux reprises. Elle a survécu à la guerre et a été la première femme à recevoir la George Cross du Royaume‑Uni. Sa GC a été prise en 1951 mais a été rendue avec une note d’excuses.

Qui est Odette Sansom Hallowes ?

Odette Sansom était une espionne franco‑britannique qui travaillait pour le SOE en France occupée. Elle a été appréhendée par la Gestapo et emprisonnée à Ravensbruck, mais elle a survécu à la guerre.

Odette Sansom est née en France mais a émigré en Angleterre lorsqu’elle était enfant. En 1941, elle a répondu à un appel du War Office demandant aux individus d’envoyer des images de la France. Ces images ont incité le War Office à engager Odette pour le Special Operations Executive (SOE), qui était chargé de former les agents qui seraient parachutés en France.

En octobre 1942, elle a été envoyée par bateau en France après une formation de base en Angleterre. Odette, qui utilisait l’alias Lise, a travaillé comme opératrice radio pour le chef de groupe Peter Churchill pendant près d’un an. Les opérateurs radio figuraient parmi les postes les plus difficiles, car la Gestapo était constamment à la recherche de signaux radio. Sa capacité à rester indétectée pendant presque un an témoigne de son soin et de son professionnalisme. (Source : Biographie en ligne)

La Trahison

En avril 1943, elle a été trahie par un double agent nommé le colonel Henri. Le colonel Henri, commandant allemand, a déclaré vouloir coopérer avec les Alliés. Malgré les réserves d’Odette, son implication a entraîné son incarcération.

Elle a été conduite à la prison de Fresnes à Paris, où elle a été interrogée et torturée à plusieurs reprises. Les tortures comprenaient des passages à tabac, l’arrachement de ses orteils et le marquage de sa colonne vertébrale avec un fer chaud. Malgré la torture et l’intimidation, elle a maintenu son récit. Elle a insisté sur le fait qu’elle était la chef, et non Peter Churchill, et a refusé de révéler des informations sur les autres membres. Elle a finalement été condamnée à mort et transférée au camp de concentration de Ravensbruck pour exécution.

Cependant, son exécution n’a jamais été réalisée. La Gestapo pense que son mari, Peter Churchill, est apparenté à Winston Churchill. La SS avait l’intention de la garder comme monnaie d’échange. Pendant sa détention, elle a subi des traitements cruels, notamment de longues périodes d’isolement dans le noir. Mais finalement, le camp a été envahi, et elle a été secourue lorsque le commandant du camp a cherché à l’utiliser comme otage. (Source : Biographie en ligne)

La vie d’Odette Sansom Hallows après la guerre

Malgré son traitement brutal, elle n’a pas été submergée par la rancœur. Au contraire, après la guerre, elle a travaillé pour plusieurs organisations qui cherchaient à atténuer les souffrances causées par le conflit. Elle a reçu la George Cross pour son service. En raison de sa modestie, elle était réticente à accepter cet honneur, mais elle l’a fait au nom de tous les agents qui ont souffert pendant la guerre. Elle a épousé temporairement Peter Churchill avant d’épouser Geoffrey Hallowes, son troisième conjoint. Elle est décédée en 1995 à l’âge de 83 ans. (Source : Biographie en ligne)

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