Les abeilles sont des insectes ailés étroitement liés aux guêpes et sont connues pour leur rôle dans la pollinisation. Les abeilles sont surtout connues pour leur capacité à produire du miel. Les abeilles constituent une lignée monophylétique au sein de la super‑famille des Apoidea. Elles sont maintenant classées comme un clade appelé Anthophila. Il existe plus de 16 000 espèces d'abeilles classées en sept familles biologiques. Mais saviez‑vous que les abeilles peuvent s'enivrer en absorbant de l'alcool provenant des fleurs ?

Lorsque les températures augmentent en Australie, le nectar de certaines fleurs fermente et se transforme en alcool. Les abeilles qui s'enivrent du nectar ne sont pas autorisées à retourner à leur ruche ; les abeilles gardiennes les en empêchent afin d'éviter qu'elles ne transforment le nectar en miel alcoolisé.

L'évolution de l'abeille

Les ancêtres des abeilles étaient des guêpes de la famille des Crabronidae, prédateurs d’autres insectes. Le passage des proies insectes au pollen a pu se produire suite à la consommation d’insectes prédateurs qui visitaient les fleurs et étaient partiellement couverts de pollen lorsqu’ils étaient nourris aux larves de guêpes. Les guêpes pollinisatrices ont pu évoluer à partir d’ancêtres prédateurs de la même manière que les guêpes vespoïdes. Cretotrigona Prisca, une abeille corbiculaire du Crétacé, est le plus ancien fossile d’abeille non compressé découvert dans du ambre du New Jersey. 

Melittosphex burmensis, un fossile du Crétacé précoce, était initialement considéré comme une lignée éteinte d’Apoidea collectrice de pollen, sœur des abeilles modernes. Cependant, des recherches ultérieures ont rejeté l’affirmation que Melittosphex était une abeille, voire même un membre de la super‑famille Apoidea à laquelle appartiennent les abeilles, classant plutôt la lignée comme incertae sedis au sein des Aculeata. À l’Éocène, il y avait déjà beaucoup de variation parmi les lignées d’abeilles eusociales. (Source: Museum of The Earth)

À quoi ressemblent les abeilles ?

Les abeilles se distinguent des groupes étroitement apparentés tels que les guêpes par la présence de soies ramifiées ou plumeuses, de peignes sur les avant‑pattes pour nettoyer leurs antennes, de légères différences anatomiques dans la structure des membres et du réseau veineux des ailes postérieures ; et, chez les femelles, par la division de la septième plaque dorsale abdominale en deux demi‑plaques.

Les abeilles domestiques mesurent environ 15 mm de long et sont de couleur brun clair. Elles sont généralement des insectes de forme ovale avec une coloration jaune doré et des bandes brunes. Bien que la couleur du corps des abeilles domestiques varie selon les espèces, certaines présentant un corps principalement noir, presque toutes affichent des stries allant du sombre au clair.

Ces rayures claires et sombres remplissent une fonction dans la survie de l’abeille domestique. Contrairement à d’autres espèces qui se cachent lorsqu’elles détectent des prédateurs à proximité, le corps aux couleurs vives de l’abeille domestique sert d’avertissement aux prédateurs ou aux voleurs de miel quant à sa capacité à piquer. (Source: Orkin)

Comment l’alcool affectera-t-il les abeilles ?

Des chercheurs ont administré aux abeilles domestiques différents niveaux d’éthanol, l’agent intoxicant présent dans les spiritueux. Ils ont observé les réponses comportementales des abeilles, notamment le temps passé à voler, à marcher, à rester immobile, à se toiletter, et allongées sur le dos, incapables de se relever. Les chercheurs ont également mesuré la quantité d’éthanol dans l’hémolymphe des abeilles, qui est similaire au sang en tant que fluide circulatoire des insectes.

À mesure que la consommation d’éthanol augmentait, les abeilles passaient moins de temps à voler, à marcher et à se toiletter, et plus de temps à l’envers. L’apparition de l’ivresse survenait plus tôt chez les abeilles ayant reçu une dose plus élevée d’éthanol. De plus, les niveaux d’éthanol sanguin augmentaient avec le temps et la consommation d’éthanol.

(Source : Science Daily)