La plupart des enfants aux États-Unis ont une tradition de longue date consistant à laisser une assiette de biscuits et un verre de lait pour le Père Noël la veille de Noël. Mais ce n'était pas toujours ainsi ? Quand la tradition de laisser du lait et des biscuits pour le Père Noël a-t-elle commencé ?
Pendant la Grande Dépression, laisser des biscuits et du lait pour le Père Noël est devenu une pratique courante aux États-Unis. Les parents souhaitaient éduquer leurs enfants à comprendre qu'il était plus sage de donner et d'être reconnaissant pour les cadeaux reçus pendant ces temps difficiles.
Quand les gens ont-ils commencé à offrir du lait et des biscuits au Père Noël ?
Selon une explication, la tradition des biscuits et du lait proviendrait d'un ancien usage selon lequel les foyers remplissaient des bas de friandises pour le Père Noël et les suspendaient près de la cheminée, son mode d'entrée préféré, comme cadeau de bienvenue. Aujourd'hui, ces bas sont souvent bourrés de sucreries et de petits cadeaux pour les membres de la famille.
Laisser des biscuits et du lait pour le Père Noël, ainsi que quelques carottes pour ses rennes, est devenu un rituel festif américain populaire pendant la Grande Dépression des années 1930. De nombreux parents pensaient que c'était une excellente façon d'apprendre à leurs enfants l'importance de contribuer aux autres et d'exprimer de la gratitude pour les présents dont ils étaient chanceux de bénéficier à Noël durant cette période de grande difficulté économique.
De nombreux enfants laissent encore des biscuits et du lait pour le Père Noël, que ce soit par bienveillance ou, dans des circonstances moins saines, comme pot‑de‑vin pour obtenir des cadeaux supplémentaires du joyeux barbu en costume rouge, environ 80 ans plus tard. (Source : Histoire)
L'origine mythologique de la tradition
Cette coutume de repas festif trouve ses origines encore plus lointaines. Elle remonte à la mythologie nordique. Odin, le dieu nordique le plus puissant, aurait chevauché un cheval à huit jambes nommé Sleipner, sur lequel il se tenait à cheval avec un corbeau sur chaque épaule.
Pendant la période de Yule, les enfants laissaient de la nourriture pour Sleipner dans l'espoir qu'Odin passerait lors de ses voyages et laisserait des cadeaux. Cette coutume est encore pratiquée dans des pays comme le Danemark, la Belgique et les Pays‑Bas, où les jeunes pensent que ce sont des chevaux, et non des rennes, qui tirent le traîneau du Père Noël.
Ils laissent des carottes et du foin, même glissés dans des chaussures, pour les animaux fatigués la veille de Noël. Des pièces en chocolat, du cacao, des mandarines et du massepain font partie des présents de Noël qu'ils peuvent espérer recevoir en retour. (Source : Histoire)
Toujours une tradition de Noël aujourd'hui dans d'autres parties du monde
Divers pays ont créé leurs propres variantes de la tradition du biscuit et du lait au fil du temps. Du sherry et des tourtes à la viande sont offerts aux enfants britanniques et australiens, tandis que du porridge de riz est servi aux enfants suédois.
Lorsque le Père Noël distribue les cadeaux en Irlande, il peut s'attendre à une pinte de Guinness pour accompagner ses biscuits. Le Père Noël reçoit un verre de vin de la part des enfants français, et son âne, Gui, qui signifie gui en français, reçoit du foin, des carottes et d'autres cadeaux des jeunes.
En Allemagne, les jeunes omettent complètement la nourriture et laissent plutôt des messages manuscrits pour le Christkind, une personnification symbolique de l'esprit de Noël chargé de livrer les cadeaux le jour de Noël.
Alors que de nombreux enfants allemands envoient leurs lettres au Christkind avant les fêtes. Il existe six adresses officielles où les lettres destinées au Christkind peuvent être envoyées ; d'autres les déposent la veille de Noël, décorées de colle à paillettes ou de cristaux de sucre. Les lettres sont rassemblées le matin de Noël, et des cadeaux y sont déposés. (Source : Histoire)






