Vous êtes‑vous déjà demandé comment les civilisations anciennes déterminaient l’état de grossesse sans utiliser un test de grossesse moderne ? Selon un manuscrit égyptien ancien traduit par des experts de l’Université de Copenhague, il révèle une méthode dépassée de détermination du sexe d’un bébé et de la grossesse d’une femme grâce à la germination des grains. 

Les manuscrits sur papyrus égyptiens datant de 3 500 ans décrivent la méthode non conventionnelle de détermination d’une grossesse en urinant dans des sacs de blé et d’orge. Si les graines germinaient, cela indiquait une grossesse. Ce test était précis à 70 %.

Le premier test de grossesse enregistré

Les dictons concernant le sexe d’un bébé en corrélation avec le corps de la mère se transmettent de génération en génération, circulant presque partout dans le monde. Les dictons déterminent si le bébé sera une fille ou un garçon à partir des envies de la femme enceinte jusqu’à ses routines de sommeil. 

Mais qu’il s’agisse de prophéties, de symptômes de grossesse ou de méthodes non conventionnelles, comment les gens savaient‑ils qu’ils étaient enceints avant les kits de grossesse révolutionnaires à domicile ?

Traduit par des experts, les manuscrits sur papyrus égyptiens datant de plus de 3 000 ans illustrent des méthodes anciennes de détermination du statut de grossesse d’une mère. Conservé à l’Université de Copenhague, le texte inédit communément appelé The Papyrus Carlsberg Collection contenait une série de sujets. La collection abordait de nombreuses sciences comme la médecine, l’astronomie et la botanique pratiquées durant la période des anciens Égyptiens. (Source : CNET

Dans le manuscrit égyptien, une femme urine sur un sac de blé et un sac séparé de persil. Le sac qui germe en premier confirme la grossesse de la femme et le sexe du bébé. Si le blé germe, le bébé sera une fille, et si l’orge germe, le bébé sera un garçon. Si aucune germination n’a lieu, la femme n’est pas enceinte. La méthode de grossesse égyptienne apparaît également dans des dictons allemands des années 1960.

Beaucoup d’idées présentes dans les textes médicaux de l’Égypte ancienne réapparaissent dans les textes grecs et romains ultérieurs. De là, elles se sont diffusées davantage dans les textes médicaux médiévaux du Moyen-Orient, et l’on peut en trouver des traces jusqu’à la médecine pré‑moderne.

Sofie Schiødt

(Source : Smithsonian Magazine)

La science derrière le test de grossesse égyptien

On peut se demander si le test de grossesse égyptien possède une quelconque précision et une base scientifique derrière ses méthodes dépassées. Pas d’inquiétude, une étude publiée dans les années 1960 a examiné la fiabilité de cet ancien essai.

Une étude publiée dans la revue Medical History intitulée On an Ancient Egyptian Method of Diagnosing Pregnancy and Determining Foetal Sex a découvert que l’urine de femmes non enceintes et d’hommes ne favorisait aucune croissance des sacs de blé et d’orge. En revanche, 70 % des urines de femmes enceintes induisent la germination du grain.


Bien que le test de grossesse égyptien détermine avec précision le statut de grossesse de la femme, il ne prédit pas correctement le sexe du bébé. Les experts théorisent que l’augmentation des niveaux d’œstrogènes dans l’urine de la femme enceinte favorise la croissance du grain. (Source : Smithsonian Magazine)

Il est conclu que lorsque la croissance se produit, l’urine provient probablement d’une femme enceinte, mais l’inverse n’est pas nécessairement vrai… Le sexe de l’enfant à naître ne peut pas être prédit à partir du type de céréale qui pousse le plus rapidement.

Medical History

(Source : The National Center for Biotechnology Information)