Les traditions militaires sont les pratiques associées aux soldats et similaires. Ces traditions jouent souvent un rôle essentiel dans leur vie, souvent liées à la fierté, à la morale et à la camaraderie. Mais saviez‑vous que les Forces d’élite françaises ont une tradition consistant à tirer sur leurs frères d’armes ?

Les Forces d’élite françaises, connues sous le nom de GIGN, ont une tradition avant la remise du diplôme. Un recrue doit tirer sur une petite cible en argile attachée au gilet pare‑balles de son coéquipier, démontrant la confiance et la foi entre les deux.

Les Forces d’élite françaises

Le Groupe d’Intervention de la Gendarmerie Nationale (GIGN) est la première unité militaire française de lutte antiterroriste et de sauvetage d’otages. Elle est comparable aux forces d’élite de différents pays comme le US Navy SEAL Team 6, le SAS britannique, le GSG‑9 allemand et le JW GROM polonais.

Le GIGN a été créé en 1973 à la suite de la crise terroriste et d’otages de Munich. Il appartient à la Gendarmerie nationale, dont l’existence remonte au Moyen Âge, et son objectif principal est la sécurité intérieure et l’ordre.

Les membres de l’équipe d’élite sont considérés comme des opérateurs hautement qualifiés en matière de sauvetage d’otages et d’intervention. C’était une force relativement petite au départ, avec un noyau de seulement quatre équipes et 20 opérateurs. Mais en 2007, l’unité d’élite s’est agrandie afin de pouvoir répondre à la nature changeante du terrorisme et aux menaces mondiales. 

Des unités d’élite des forces armées françaises, comme l’Escadron d’Intervention Parachutiste de la Gendarmerie Nationale (EPGIN) et le Groupe de Sécurité de la Présidence de la République (GSPR), ont été intégrées au GIGN.

En raison de la nature de ses opérations, le GIGN a accès aux armes et systèmes les plus sophistiqués et technologiquement avancés du monde. Cependant, le GIGN s’appuie également fortement sur des outils plus anciens et éprouvés. La plupart des opérateurs sont observés portant un MR‑73 fabriqué en France. C’est un vieux revolver que l’unité privilégie pour son usage et sa fiabilité en combat rapproché. Le revolver est considéré comme une arme symbolique du GIGN. (Source : Jalopnik)

Intégrer le groupe n’est pas une tâche facile. Un candidat doit réussir des évaluations physiques, médicales et psychologiques spécifiques. Une autre compétence requise est que le candidat doit pratiquer le parachutisme. Les candidats doivent être âgés de moins de 34 ans au moment du processus de sélection. (Source : Gendarmerie)

Qu’est‑ce que le « tir de foi » ?

Les candidats au GIGN suivent un entraînement rigoureux. Bien que la nature et la durée de leur formation restent non divulguées, il est connu que le dernier test avant l’obtention du diplôme et l’intégration en tant que membre à part entière de la force d’élite française est le plus difficile.

Les membres de la force d’élite recevront le revolver symbolique MR‑73. Un extrait d’un numéro 2014 du magazine officiel de la Gendarmerie indique que le revolver est remis à chaque nouveau membre du GIGN afin de leur rappeler les valeurs du respect de la vie humaine et de la discipline dans le tir de leurs armes de manière juste.

Lors de la remise du revolver symbolique, le nouvel opérateur du GIGN devra subir le tir de foi. Il s’agit davantage d’un rite d’initiation qu’un véritable test. Le tir de foi est réalisé lorsqu’un membre de l’équipe place une cible en argile sur son armure corporelle. Le GIGN nouvellement initié doit tirer sur la cible à 15 yards.

Cette pratique renforce la confiance du nouvel opérateur en lui‑même. Elle augmente la foi de la cible dans les capacités de l’opérateur, puisque les deux sont entraînés de la même manière. Bien que ce ne soit pas habituel dans les forces d’élite occidentales, la pratique est encore maintenue aujourd’hui, et elle contribue à instaurer la confiance et la solidarité entre les membres du GIGN. (Source : The Drive)