À un moment ou à un autre, un voisin finira par faire quelque chose qui vous agacera. Mais faire quelque chose qui finira par déprécier votre propriété peut être assez préoccupant. Voici l’histoire de deux avocats qui se disputent un terrain de basket.

Un avocat californien a déposé une ordonnance restrictive contre les enfants de son voisin pour les empêcher de jouer au basket dans son jardin. L’avocat a affirmé que la valeur de sa maison avait chuté de 100 000 $ à cause du bruit.

Qu’est‑ce qui a déclenché tout le débâcle ?

Deux avocats nommés Kenneth Schild et Michael Ruben ont décidé de porter leur différend concernant un petit terrain de basket devant les tribunaux. Ruben était le plaignant qui a demandé une injonction permanente pour empêcher ses voisins, les Schild, de jouer au basket sur leur propriété à des heures précises de la journée.

En décembre 1987, les Schild ont installé un panier de basket dans leur arrière‑court. Un panneau de jeu standard avec un panier a été fixé sur un poteau métallique situé sur un espace en béton semi‑circulaire. Un mur séparait cet espace de la maison des Rubin.

En janvier 1988, Rubin s’est plaint du bruit créé par Jonathan Schild, son voisin de 13 ans. Rubin a expliqué que le jeu de Jonathan perturbait la tranquillité. En conséquence, il ne pouvait pas faire la sieste ni se détendre chez lui.

Kenneth Schild a versé du béton supplémentaire dans le poteau creux et a installé des mousses en caoutchouc sur le panneau pour atténuer le bruit. Bien que cela ait aidé à réduire le bruit, Rubin estimait toujours que le niveau était inacceptable. (Source : Jurisprudence)

Pourquoi le problème a‑t‑il évolué en affaire judiciaire ?

Rubin a affirmé que les Schild jouaient au basket ou au baseball dans l’espace environ 3 à 5 fois par semaine. Cependant, Bradley Smith, un autre voisin qui soutenait la cause de Rubin, a déclaré que la zone était utilisée pendant environ 2 à 3 semaines seulement.

Le 9 mars 1989, Rubin s’est plaint du bruit et a exigé que Jonathan Schild cesse de jouer. Kenneth Schild a conseillé à son fils de continuer pendant encore 10 minutes jusqu’à ce que le dîner soit prêt. À ce moment, Rubin était furieux. Il a pulvérisé de l’eau sur toute la zone avec un tuyau d’arrosage. Bien que Rubin ait affirmé ne pas avoir eu l’intention de viser qui que ce soit, Kenneth et Jonathan Schild étaient trempés, et Kenneth a décidé d’engager des poursuites pour agression contre Rubin. (Source : Jurisprudence)

Comment les Schild ont‑ils réagi ?

Les Schild ont déposé une plainte contre Rubin le 22 mars 1989. Des accusations d’agression, de coups et blessures, d’intrusion, de nuisance et d’infliger intentionnellement une détresse émotionnelle ont été portées. Elles ont été regroupées et étaient en instance de procès à cette époque.

D’autres voisins ont commencé à s’impliquer. Joseph Burton entendait la musique rock assourdissante jouée par les Rubin. On disait que cela était dirigé vers la maison des Schild. Bradley Smith, qui soutenait les Rubin, a nié avoir jamais entendu le moindre type de musique.

Le 1er avril 1990, Rubin a de nouveau pulvérisé de l’eau sur le terrain de basket. Le lendemain, les Schild ont obtenu une ordonnance restrictive temporaire contre leurs voisins. Le tribunal a statué contre les Rubin, leur indiquant qu’ils n’étaient pas autorisés à établir un contact direct ou toute forme de communication envers les Schild. (Source : Jurisprudence)

Comment cela s’est‑il terminé ?

Rubin n’était pas prêt à perdre la bataille. Il a demandé une ordonnance restrictive contre les enfants des Schild. Il les empêchait de jouer librement dans leur jardin. Heureusement, le tribunal a rejeté sa requête et a déclaré que les personnes raisonnables pouvaient s’attendre à quelques désagréments de la part des voisins. (Source : Jurisprudence)