Le cinéma est défini par l'excès : grand écran, grands haut-parleurs et grande nourriture. Des sodas massifs, des bacs de pop‑corn, et assez de bonbons pour rester éveillé pendant le visionnage de toute la saga Star Wars et Le Seigneur des Anneaux sont disponibles. Saviez‑vous pourquoi Joshua Thompson a poursuivi un cinéma dans le Michigan ?

Joshua Thompson a intenté une poursuite contre un cinéma AMC du Michigan en raison du coût élevé des collations. Il affirme qu'il apportait ses propres collations jusqu'à ce que le cinéma les interdise. Thompson a payé 8 $ pour un soda et un paquet de Goobers, mais il aurait pu obtenir les mêmes articles pour moins de 3 $ dans une pharmacie à proximité.

La Marge Enorme

Comme les collations sont si cruciales pour les bénéfices d'un cinéma, il n'est pas surprenant que la majoration puisse être choquante. Un pop‑corn à 8 $ ne coûte peut‑être que 90 centimes en matières premières, ce qui représente un retour sur investissement (ROI) impressionnant de 800 %; un soda à 6 $ peut coûter moins d'un dollar en sirop, eau et gobelets, ce qui représente un retour de 600 %. Il n'est donc pas étonnant qu'ils puissent se permettre d'offrir des recharges gratuites. (Source : Mental Floss

Saviez‑vous que les premiers cinémas interdisaient les collations ? 

Lorsque les premiers films ont commencé à apparaître sur les écrans dans les années 1920, les cinémas appliquaient une politique commune : aucun aliment n'était autorisé. Les directeurs de cinémas considéraient leur activité comme similaire à celle d'un théâtre vivant, avec une atmosphère légèrement solennelle. Les bruits de mastication et les bruits de succion étaient mal vus. De plus, le pop‑corn et d’autres collations pouvaient se renverser et abîmer leurs sols richement tapissés. Cependant, lorsque les films muets ont cédé la place aux talkies, et qu'un son continu pouvait aider à étouffer la mastication, de nombreux cinémas ont assoupli leurs restrictions. (Source : Mental Floss

Qui vendait initialement les collations de cinéma ?

Bien que les talkies aient pu adopter une attitude plus détendue envers la nourriture au théâtre, les cinémas n'étaient toujours pas équipés pour servir diverses collations. Il était plus simple pour les propriétaires de conclure des accords avec les vendeurs ambulants de pop‑corn, qui traînaient généralement à l'extérieur et distribuaient des sacs de pop‑corn frais aux spectateurs arrivant. Le cinéma facturait un droit quotidien, et les vendeurs de pop‑corn pouvaient vendre tant aux détenteurs de billets qu'aux passants. Les propriétaires de cinémas autorisaient également l'installation de distributeurs de bonbons dans leurs halls.

Les directeurs ont finalement tiré la leçon et acheté leurs propres machines à pop‑corn. Le meilleur, c’est que le délicieux arôme du pop‑corn imprégnait les halls des cinémas, en faisant l'outil de vente idéal. (Source : Mental Floss

Les Sauveurs de la Grande Dépression

Pendant la Grande Dépression, il y avait de moins en moins de personnes disposant d'un revenu disponible pour les loisirs, et de nombreux cinémas ont fait faillite. Cependant, les cinémas qui ont commencé à servir des collations semblaient tenir le coup. Le pop‑corn était suffisamment bon marché pour les spectateurs, à 10 cents le sac, et les bénéfices des collations ont aidé les propriétaires à rester à flot. Les Milk Duds, une autre friandise bon marché introduite en 1926, ne coûtaient que 5 cents. Les clients ont rapidement pensé que les films et les collations formaient une bonne combinaison. En 1945, les cinémas représentaient 40 % de tout le pop‑corn consommé aux États‑Unis. Il est devenu la collation de facto avec les rations de sucre pendant la Seconde Guerre mondiale. (Source : Mental Floss

Image provenant de VanityFair