Chaque catastrophe naturelle s’accompagne de signes. Avant qu’un volcan n’érupte, vous remarquez plusieurs choses comme un léger gonflement du sol, de petites variations du flux de chaleur, et même de la vapeur visible émanant du sol autour de la zone. Les animaux peuvent également servir d’indicateurs d’une catastrophe imminente. Était‑ce le même cas avec l’éruption du Mont Pelée  

L’éruption du Mont Pelée a été considérée comme la pire éruption du XXe siècle. Mais quelques jours avant son éruption, 50 personnes sont mortes à cause d’une invasion de mille-pattes géants et de vipères à pattes venant des pentes du volcan.

L’éruption en 1902 

Le Mont Pelée, un stratovolcan de 400 ans situé sur l’île de la Martinique dans la mer des Caraïbes orientale, culmine à 1 400 m d’altitude et se trouve à seulement 7 km de la ville de Saint‑Pierre. Le Mont Pelée, dont le nom est un terme français signifiant chauve, est composé de couches de cendres volcaniques et de laves provenant d’éruptions antérieures. (Source : Britannica)

Avant le XXe siècle, le volcan était considéré par les habitants de Saint‑Pierre comme un géant doux, avec des éruptions mineures en 1792 et 1851, puis une période de dormance d’environ un demi‑siècle. Mais en 1902, le grand volcan a produit l’une des éruptions les plus meurtrières du siècle. (Source : Earth Magazine)

Le 7 mai 1902, le Mont Pelée a provoqué plusieurs forts séismes et a libéré un nuage de gaz dont la température dépassait les 3 000 °F. Enfin, le 8 mai, le volcan a éclaté dans une explosion massive. L’éruption a déclenché une avalanche de cendres bouillantes dévalant la montagne. (Source : History)

L’éruption a détruit le port de Saint‑Pierre et a tué 30 000 personnes, anéantissant toute la ville dans le processus. Le gaz chaud et les débris volcaniques ont consumé la ville et sa population, y compris le gouverneur et sa famille, qui s’étaient rendus à Saint‑Pierre pour les rassurer. Les études ont théorisé que la plupart des victimes sont mortes d’asphyxie et de brûlures sévères qui ont carbonisé leur peau et leurs poumons. (Source : Earth Magazine)

L’éruption a rasé la ville, aidée par la vitesse des nuages volcaniques atteignant plus de 100 m/s. Le volcan a brûlé Saint‑Pierre pendant plusieurs jours après l’éruption, ne laissant que trois survivants : Havivra Da Ifrile, une fillette de dix ans qui a réussi à embarquer sur un bateau et à se réfugier dans une grotte, Léon Compère‑Léandre, qui a sauté dans l’océan bouillant, a subi de graves brûlures mais a survécu, et un criminel violent, Louis‑Auguste Cyparis.

Cyparis, en raison de sa nature violente, a été enfermé en isolement dans une cellule de pierre. La cellule l'a efficacement protégé de la force destructrice de l'éruption. Il a réussi à survivre malgré les brûlures qui le couvraient. (Source : All That’s Interesting)

Les signes avant l'éruption mortelle 

La ville de Saint‑Pierre était animée et était prise dans le feu d'une élection importante lorsque le mont Pélee a commencé à montrer des signes d'éruption. Les premiers signes de l'activité du volcan auraient commencé dès avril, presque un mois avant qu'il ne porte son coup destructeur. Des signes subtils ont commencé à apparaître. La ville a ressenti de petits tremblements, et des nuages ont dévalé les pentes du volcan.

Peu de temps après, un câble télégraphique sous‑marin reliant la Martinique et la Dominique a été rompu. Ensuite, un lac s'est soudainement formé dans le cratère. Puis, le 2 mai, une petite éruption a illuminé le ciel nocturne, et le lendemain, les habitants de Saint‑Pierre se sont réveillés face à une scène étrange : des oiseaux ont commencé à tomber du ciel et des poissons morts flottaient dans les eaux voisines.

Ensuite, le volcan a montré un signe encore plus effrayant qu'il allait entrer en éruption. L'activité à l'intérieur du mont Pélee a poussé les insectes et les serpents à fuir le flanc de la montagne. Certains récits indiquent que d'énormes mille‑pattes et des vipères de fosse de 2 mètres de long ont envahi la ville, décimant des centaines de bêtes de ferme et environ 50 personnes.

Les habitants de Saint‑Pierre auraient pu être sauvés s'ils avaient prêté attention à ces signes avant‑coureurs. Ils avaient la possibilité d'évacuer avant qu'il ne soit trop tard. (Source : Earth Magazine)