En tant que général de division pendant la guerre de 1812, Andrew Jackson est devenu une figure nationale. Au cours de sa carrière, il a dirigé avec succès les forces américaines lors de plusieurs batailles, notamment la bataille de La Nouvelle‑Orléans. En 1829, Andrew Jackson a été élu septième président des États‑Unis et a exercé deux mandats jusqu’en 1837. Mais saviez‑vous quelle était la plus grande réalisation d’Andrew Jackson ?
Le président Andrew Jackson a remboursé avec succès la dette des États‑Unis en 1835. C’est la seule fois de l’histoire que cela s’est produit.
Andrew Jackson rembourse la dette des États‑Unis
L’élimination de la dette nationale était une affaire personnelle pour Jackson et l’aboutissement d’un projet politique aussi ancien que le pays lui‑même. Depuis la Révolution, les politiciens américains débattent de la sagesse d’un pays endetté.
Dans le cadre de l’unification des anciennes colonies, le gouvernement fédéral a accepté de prendre en charge les dettes de guerre des États individuels après l’indépendance. Les fédéralistes, partisans d’un gouvernement central plus fort, ont créé une banque nationale et soutenaient que la dette pouvait être utilisée pour stimuler l’économie du nouveau pays. Leurs détracteurs, notamment Thomas Jefferson, estimaient que ces politiques favorisaient les élites du Nord‑Est au détriment des Américains ruraux et que la dette était une source de honte nationale.
Jackson, populiste dont le Parti démocratique est issu du Parti démocrate‑républicain de Jefferson, nourrissait une aversion personnelle envers la dette, issue d’une transaction foncière ratée lorsqu’il était spéculateur. Lors de sa campagne de réélection en 1832, Jackson a opposé son veto au renouvellement de la charte de la banque nationale, qualifiant la dette d’échec moral et de magie noire.
Pendant sa présidence, Jackson a opposé son veto à plusieurs projets de dépenses, éliminant ainsi des projets qui auraient développé les infrastructures nationales. Il a encore réduit la dette en vendant d’immenses terres gouvernementales à l’Ouest et a pu la rembourser intégralement en 1835. (Source : History)
Le seul et unique à accomplir un tel exploit
La dette nationale s’élevait à environ 58 millions de dollars lorsque Jackson est entré en fonction. Elle avait disparu six ans plus tard. Remboursée intégralement. Et le gouvernement affichait un excédent, c’est‑à‑dire qu’il percevait plus d’argent qu’il n’en dépensait.
La victoire de Jackson a semé les graines de la chute de l’économie. La privatisation des terres fédérales a engendré une bulle immobilière, et la fin de la banque nationale a conduit à des dépenses et des emprunts imprudents. Ces problèmes, combinés à d’autres aspects de la politique fiscale de Jackson et aux ralentissements des économies étrangères, ont précipité la panique de 1837. Une ruée bancaire et la dépression qui s’en est suivie ont dévasté l’économie américaine, obligeant le gouvernement fédéral à reprendre l’emprunt.
Depuis lors, les États‑Unis sont endettés. La dette a explosé pendant la guerre de Sécession mais était presque remboursée au début du XXe siècle, pour repartir à la hausse avec le déclenchement de la Première Guerre mondiale. Plusieurs présidents et politiciens ont décrié la dette et même promis de l’éliminer, les conservateurs et les libertariens réitérant fréquemment les propos de Jackson. Néanmoins, avec une dette nationale dépassant 22 000 milliards de dollars, il est peu probable que les événements de 1835 se reproduisent bientôt. (Source : Histoire)




