Nous prenons souvent des décisions en nous basant sur plusieurs éléments, y compris nos préférences et ce que nous avons appris. Mais prenons‑nous le temps de valider ce que nous savons ? Faisons‑nous un effort conscient pour vraiment comprendre la situation et décider en conséquence ? Malheureusement, nous ne le faisons pas et nous sommes souvent biaisés par nos versions de la vérité.
Une enquête de 2019 auprès des Américains a montré que 56 % sur 3 624 participants ont déclaré que les chiffres arabes ne devraient pas être enseignés à l’école. L’enquête, cependant, n’a pas expliqué ce que sont les chiffres arabes.
L’enquête Civic Science de 2019
Les chiffres arabes sont les nombres que nous utilisons quotidiennement – 0, 1, 2, etc., développés par des mathématiciens indiens et devenus rapidement une norme mondiale en mathématiques.
Une société américaine d’études de marché, Civic Science, a mené un sondage visant à explorer les biais et préjugés des répondants. La question « Les écoles américaines devraient‑elles enseigner les chiffres arabes dans le cadre de leur programme ? » a été publiée par la société sans expliquer le terme « chiffres arabes ».
3 624 Américains ont répondu au sondage et, à la surprise générale, 2 020, soit cinquante‑six pour cent de l’échantillon total, ont répondu non. Vingt‑neuf pour cent ont répondu oui, tandis que les quinze pour cent restants n’avaient aucune opinion.
Pour analyser davantage les données, soixante‑douze pour cent des 2 020 répondants étaient des partisans républicains, et quarante pour cent étaient des partisans démocrates.
Mesdames et messieurs : le témoignage le plus triste et le plus drôle du sectarisme américain que nous ayons jamais vu dans nos données.
John Dick, CEO of Civic Science
Dick a déclaré que le but de la recherche était d’extraire les préjugés chez ceux qui n’avaient pas compris la question. Il a également noté que les républicains et les démocrates répondaient différemment, que ce n’était pas une question de connaissance mais davantage de préjugé.
Dick a constaté que la plupart des répondants ne connaissent pas les origines du système numérique mais ont tout de même donné une réponse tribale. (Source : Independent)
Qu’est‑ce que l’islamophobie ?
Par définition, l’islamophobie est la peur irrationnelle ou la discrimination à l’encontre de l’islam ou des personnes qui pratiquent l’islam. (Source : Merriam-Webster)
Il s’agit d’une peur, d’une haine ou d’une hostilité exagérées envers les musulmans et provient généralement de stéréotypes négatifs auxquels l’individu a été exposé par le passé. Le terme existait avant les attentats du 11 septembre, mais ces attaques lui ont donné davantage de notoriété. Cependant, l’islamophobie est répandue dans l’hémisphère occidental, pas seulement limitée aux États‑Unis.
Une étude menée en 2011 rapporte que les musulmans américains et canadiens ne se sentent pas respectés. Le Royaume-Uni arrive en troisième position, suivi de l'Allemagne.
Un rapport du Center of American Progress indique qu'il existe un réseau d'experts en désinformation qui diffusent proactivement l'islamophobie afin de créer des préjugés et de la discrimination contre les musulmans. (Source : Gallup)
Selon le rapport, il existe cinq groupes de réflexion qui promeuvent l'islamophobie. Ces think tanks sont responsables de la diffusion de messages anti‑Islam dans le pays. Ces groupes sont dirigés par des chercheurs dont le but est d'encourager des représentations erronées des musulmans, les présentant comme des ennemis.
Ces chercheurs croient que la charia, ou la loi canonique de l'Islam, est conçue pour détruire la civilisation occidentale. Cependant, la charia a été créée pour aider les musulmans à atteindre personnellement la justice, l'équité et la miséricorde grâce à la fidélité et à l'observance de la prière et du jeûne. (Source : American Progress)




