Plusieurs entreprises aux États-Unis utilisent le concept de chèque de courrier indésirable pour attirer l'attention de leurs clients potentiels. Mais saviez‑vous qu'il existe une personne qui a pu encaisser le chèque non négociable ?
Patrick Combs, un homme de San Francisco, a déposé un chèque de courrier indésirable d'environ 95 000 $. Il a reçu l'argent et a construit toute une carrière autour du fiasco.
Comment Patrick Combs a‑t‑il pu déposer le chèque en premier lieu ?
Patrick Combs a reçu un chèque non négociable par la poste. Ces chèques sont destinés à servir de teaser pour certaines entreprises afin d’inciter les clients potentiels à rejoindre leur projet. Il n’était jamais prévu qu’ils soient déposés, mais Combs a trouvé l’idée amusante et a voulu essayer.
Il s’agissait d’un chèque à mon nom, d’un montant de 95 093,35 $, reçu dans une lettre de courrier indésirable d’une société « devenir riche rapidement ». Il était sans valeur, destiné uniquement à être un teaser financier, une incitation alléchante. “Voici combien d’argent vous pourriez bientôt gagner.” Il n’était jamais destiné à être déposé. Mais c’est précisément cela qui rendait l’idée de le déposer irrésistiblement drôle. Qu’est‑ce qui pourrait être plus amusant que de déposer un chèque parfaitement ridicule, évidemment faux ? Alors, en plaisantant, j’ai déposé le faux chèque dans le distributeur automatique de ma banque. Je me suis senti comme un millionnaire en le faisant. Je n’avais jamais autant de plaisir dans ma banque. En y repensant, je n’avais jamais eu de plaisir à la banque jusqu’au moment où j’ai endossé le verso de ce chèque avec un visage souriant et glissé l’argent façon Monopoly dans la bouche du distributeur affamé. Pour la première fois de ma vie, je suis sorti de ma banque en riant.
Patrick Combs
Combs s’attendait à ce que sa banque le contacte immédiatement après l’erreur. Il s’attendait également à ce que la banque trouve la situation amusante. Mais ils ne l’ont jamais contacté, et il a complètement oublié le dépôt du chèque. Cinq jours après le dépôt, Combs a utilisé le distributeur et a découvert que son solde était supérieur de 95 093,35 $ à ce qu’il était auparavant. Apparemment, la banque a crédité son compte du montant du faux chèque. (Source : SF Gate)
Que s’est‑il passé après que Patrick a trouvé l’argent sur son compte ?
Le problème aurait dû s’arrêter là, et l’erreur de la banque aurait dû être rectifiée. Mais c’est plus facile à dire qu’à faire. Combs a téléphoné à un ami qui lui a expliqué qu’il ne s’agissait pas d’une erreur et que la politique de la banque consiste à créditer l’argent sur le compte tout en bloquant les fonds jusqu’à ce que le chèque soit rejeté après un certain nombre de jours.
Après une semaine, les fonds étaient toujours sur son compte et n’étaient plus bloqués. Combs s’est rendu au guichet de la banque et a été informé que l’argent était effectivement disponible pour un retrait en espèces, et qu’il n’avait qu’à le demander. Mais Combs a donné à la banque encore deux semaines pour corriger leur erreur. Plusieurs semaines plus tard, il a parlé avec le directeur de la banque au sujet des fonds et on lui a dit qu’il était sûr de dépenser l’argent et qu’un chèque ne pouvait pas être rejeté après dix jours.
Malheureusement, le directeur de la banque s’est trompé. Il n’existait pas de règle des 10 jours. C’était une règle de 24 heures. Aux États‑Unis, lorsqu’une banque reçoit la notification qu’un chèque a été crédité sur votre compte, et que 24 heures se sont écoulées, vous pouvez dépenser l’argent du compte en toute sécurité. (Source : SF Gate)
La banque a-t-elle jamais découvert l’erreur ?
La banque a finalement fait le lien, et c’est à ce moment que les choses ont pris une tournure défavorable. Un accord a été conclu, et Combs a dû rendre l’argent, en échange duquel il recevrait une lettre de la banque indiquant que c’était leur erreur que tout cela s’est produit. Combs a pu rendre l’argent en octobre 1995. (Source : New York Times)






