Plus d’un millier de personnes ont défilé en soutien au baron de la drogue mexicain capturé Joaquin El Chapo Guzman dans la capitale de son État d’origine mercredi, réclamant sa libération. Mais saviez‑vous que de nombreuses personnes étaient opposées à l’arrestation d’El Chapo ?
Lors de la pénultième capture du baron de la drogue El Chapo en 2014, plus d’un millier de personnes ont défilé à Culiacan, au Mexique, réclamant sa libération. La foule a également exigé que le chef ne soit pas extradé car il avait maintenu la ville à l’abri de l’extorsion et des enlèvements.
Soutien à El Chapo
La police a détenu environ 100 personnes dans le nord du Mexique dimanche, dans une tentative infructueuse d’arrêter la deuxième manifestation en moins d’une semaine pour soutenir le baron de la drogue capturé Joaquin El Chapo Guzman.
Une marche réclamant la libération de Guzman a attiré environ 1 000 personnes dans les rues de Culiacan, la capitale de l’État du nord du Sinaloa et le quartier général du cartel de Sinaloa, que Guzman dirait diriger.
Une foule d’environ 150 personnes s’est rassemblée devant un sanctuaire dédié à Jésus Malverde, un saint populaire considéré comme le patron ou le protecteur des trafiquants de drogue. (Source : CBC News Canada)
Pourquoi les masses voulaient‑elles libérer El Chapo ?
Des messages sur les réseaux sociaux ont incité les gens à se rassembler au sanctuaire pour une marche en soutien à Guzman, qui serait le baron de la drogue le plus puissant de l’hémisphère et dont certains résidents affirment qu’il offrait des emplois, de l’argent et de la sécurité aux habitants.
Au total, 20 véhicules de patrouille de police ont été dépêchés sur les lieux, mais de nombreux manifestants ont refusé de se conformer aux ordres de dispersion de la police. Selon Daniel Gaxiola, porte‑parole du département de la sécurité publique de l’État de Sinaloa, 40 personnes ont été détenues pour trouble à l’ordre public à ce moment‑là.
Plus tard, des centaines de personnes ont contourné la forte présence policière en marchant en groupes vers le centre‑ville, tandis que des dizaines ont été arrêtées en cours de route.
En fin de dimanche, le juge de Culiacan Gabriel Pena Gonzalez a déclaré que plus de 100 personnes avaient été arrêtées pour trouble à l’ordre public et d’autres chefs d’accusation.
Certaines des manifestantes venaient de la ville natale de Guzman, Badiriguato. La municipalité se situe dans les montagnes près de Culiacan. Certains ont affirmé qu’on leur avait promis 700 pesos (environ 53 $) pour avoir assisté à la protestation, et à la fin de la marche, quelques femmes et hommes ont été vus en train d’inscrire les noms des participants dans des cahiers. (Source : CBC News Canada)
L’amour du pays d’El Chapo
Alors que la marche désorganisée approchait du centre de Culiacán’, des coups de feu retentirent et les manifestants se dispersèrent. On ne savait pas qui avait tiré, mais Francisco Cuamea, le rédacteur du journal Noroeste de Culiacán’, a déclaré que deux photographes du journal avaient été malmenés par la police lorsqu’ils ont tenté de photographier les douilles laissées derrière.
Lors de la marche de mercredi, des musiciens norteno jouaient de la trompette tandis que des lycéens en uniforme brandissaient des pancartes indiquant Nous voulons Chapo libre et Nous aimons Chapo.
Après cette marche, les autorités ont déclaré qu’elles ne chercheraient pas à restreindre la liberté d’expression mais qu’elles ne toléreraient pas les marches qui troublent la paix ou qui apportent un soutien ou une justification aux criminels.
Guzman a été appréhendé le 22 février à Mazatlán, une ville de la côte Pacifique. Les juges fédéraux mexicains ont statué qu’il doit être jugé au Mexique pour des accusations distinctes de trafic de drogue et de crime organisé. Selon le bureau du procureur général’, il est également inculpé de crime organisé dans six autres affaires dans quatre États mexicains et à Mexico.
Guzman, qui s’est évadé d’une prison du Mexique occidental en 2001, sera détenu dans la prison à haute sécurité du Mexique. Le gouvernement a déclaré qu’il ne sera pas extradé vers les États‑Unis, où Guzman a été inculpé en Californie, à New York et dans d’autres États. (Source : CBC News Canada)






