Le mont Vésuve est un somma-stratovolcan de Campanie, en Italie, situé à environ 9 km à l’est de Naples et à une courte distance de la côte. C’est l’un des volcans qui composent l’arc volcanique campanien. Le Vésuve se compose d’un cône immense partiellement entouré par le rebord escarpé d’un cratère de sommet formé par l’effondrement d’une structure antérieure beaucoup plus haute. Mais saviez‑vous à quel point l’éruption du mont Vésuve était chaude ?

L’explosion du mont Vésuve en 79 ap. J.-C. était si chaude qu’elle transforma le cerveau d’une victime en verre.

L’histoire du cerveau de verre

Le mont Vésuve a déchaîné sa colère à Herculanum, qui n’était qu’une des plusieurs villes détruites par des avalanches volcaniques surchauffées en 79.

Les experts ne savent toujours pas ce qui a tué les victimes de cette métropole autrefois animée, trois siècles après le début des fouilles.

Diverses études ont attribué la mort à l’inhalation de cendres et de gaz volcaniques, à un choc thermique sévère, voire à l’évaporation des tissus délicats des personnes, à l’effondrement des structures, aux débris volants et aux bousculades de résidents en fuite.

Deux nouvelles études apportent quelques rebondissements à l’histoire.

Ceux qui ont cherché refuge dans les hangars à bateaux de la ville n’ont pas été brûlés ou vaporisés, mais cuits comme s’ils se trouvaient dans un four en pierre. La seconde a découvert une victime dans une autre partie de la ville dont le cerveau semble avoir fondu avant d’être figé en verre, comme s’il était affecté par de la sorcellerie.

Même si des études futures confirment ces deux récits de transmutation biologique, nous ne savons toujours pas comment ces personnes sont mortes. Tout ce que l’on peut dire, c’est que cela a peut‑être eu lieu près de leur mort. (Source : National Geographic)

Comment le cerveau s’est‑il transformé en verre ?

Les tissus cérébraux sont incroyablement rares dans les découvertes anciennes. Même lorsqu’ils sont découverts, ils sont souvent non préservés et se sont dégradés en un mélange savonneux de substances telles que le glycérol et les acides gras. Petrone a décidé d’étudier une victime spécifique, découverte dans les années 1960 à l’intérieur du Collegium Augustalium, un bâtiment dédié à la religion de l’empereur Auguste, qui a gouverné Rome de 63 av. J.-C. à 14 ap. J.-C.

Une substance vitreuse a été découverte à l’intérieur du crâne brisé, ce qui était remarquable étant donné que l’éruption n’a produit aucun matériau volcanique vitré. Le verre présent dans le crâne contenait des protéines et des acides gras présents dans le cerveau, ainsi que des acides gras provenant des sécrétions huileuses des cheveux humains. Il n’y avait aucune source végétale ou animale de ces produits chimiques à proximité.

Les fragments cristallins, selon Petrone, sont très probablement le cerveau de la victime, le premier du genre découvert dans un environnement ancien ou moderne. (Source : National Geographic)

Le processus de cuisson, pas de combustion

Pendant longtemps, les os des victimes ont été considérés comme de simples fragments obliterés. Cependant, au cours de la dernière décennie, de nouveaux outils scientifiques ont permis l’analyse de pièces humaines carbonisées, offrant une fenêtre sur la période entourant les décès de ces personnes.

Selon les nouvelles recherches, l’extrémité inférieure de la fourchette est la plus probable. Même à des températures plus douces, les os des victimes auraient dû être davantage endommagés. L’absence de ces dommages indique que les cadavres ont été protégés des surtensions.

Il est très probable que l’ensemble des murs du fornici ait atténué les dommages thermiques, car les personnes ont été découvertes à proximité. Les squelettes ont été cuits plutôt qu’incinérés en raison du gonflement des tissus extérieurs et de l’accumulation d’eau intérieure autour des os longs.

Il est à noter que les victimes n’ont pas été incendiées sur un bûcher ; au contraire, les surtensions ont chauffé l’air qui les entourait, ce qui est moins efficace pour brûler la chair humaine qu’un véritable feu. (Source : National Geographic)

Image provenant de Outside Magazine