Un analgésique ou un médicament antidouleur est essentiellement un médicament qui peut traiter la douleur. Il existe une grande variété d'analgésiques facilement disponibles pour le public. Mais la prise régulière de ceux‑ci est‑elle dangereuse ?
Certaines personnes ayant une faible tolérance à la douleur prennent généralement des analgésiques dès qu'elles ressentent un mal de tête. Cela peut devenir une habitude pour ces personnes et leur causer une douleur plus importante en développant des céphalées dues à la surconsommation de médicaments.
Qu’est‑ce qui déclenche les maux de tête ?
Trop d’inquiétude, des heures de travail excessives, un temps prolongé passé devant l’ordinateur et d’autres stress liés au travail sont les principaux déclencheurs de maux de tête.
D’autres facteurs pouvant provoquer des maux de tête sont les odeurs fortes, les changements climatiques, le manque d’eau dans notre corps ou la déshydratation, les lumières trop vives, le manque de sommeil ou des habitudes de sommeil inadéquates, la pollution, un exercice excessif, ou même le fait de serrer les cheveux trop fortement peuvent également causer des maux de tête.
Il existe de nombreux éléments pouvant contribuer au déclenchement des maux de tête, mais des mesures simples pour les éviter peuvent être prises. (Source : On Health)
Qu’est‑ce que la céphalée de surconsommation de médicaments ?
Les céphalées de surconsommation de médicaments sont également appelées céphalées de rebond. C’est un trouble de la tête courant et il y a une forte probabilité qu’il survienne chez les femmes diagnostiquées avec ce problème de santé ainsi que chez celles souffrant de dépression, d’anxiété et de douleurs chroniques.
L’utilisation excessive d’analgésiques pour traiter les épisodes de maux de tête, qu’ils soient légers ou sévères, peut nous amener à développer des céphalées de surconsommation de médicaments. Les chercheurs ont découvert que les personnes qui s’automédiquent avec des médicaments en vente libre contenant du paracétamol, de l’ibuprofène ou du naproxène pendant plus de 15 jours par mois sont plus susceptibles de développer des céphalées de surconsommation de médicaments. (Source : Harvard Health Publishing)
Quels sont les symptômes de la céphalée de surconsommation de médicaments ?
Une personne ressentant un mal de tête pendant plus de 15 jours par mois pendant trois mois consécutifs tout en se soignant avec des analgésiques peut être diagnostiquée avec une céphalée de surconsommation de médicaments.
En plus du mal de tête presque continu, une personne peut également ressentir des nausées, de l’irritabilité, une sensibilité au son, des vomissements, une sensibilité à la lumière, un manque de concentration, de la constipation, de l’agitation et de l’insomnie.
Lorsqu’une personne est diagnostiquée avec une céphalée de surconsommation de médicaments, elle peut se sentir handicapée, être contrainte de prendre un congé maladie et être moins productive au travail et même à la maison. (Source : Harvard Health Publishing)
Comment prévenir les céphalées de rebond ?
Les céphalées de rebond ou céphalées dues à la surconsommation de médicaments peuvent être évitées en limitant la prise d'analgésiques pour traiter les maux de tête. Idéalement, ne prenez pas d'analgésiques contre les maux de tête plus de 2 à 3 jours par semaine.
Adopter une alimentation équilibrée et un mode de vie sain peut aider à éviter les déclencheurs courants. Boire beaucoup d'eau pour garder votre corps hydraté, éviter d'avoir l'estomac vide en mangeant même de petits repas fréquents, obtenir un sommeil adéquat et suffisant, et s'éloigner des activités stressantes ou de tout ce qui peut provoquer trop de stress.
Lorsque qu'une personne commence à ressentir des maux de tête continus pendant plus de quatre jours, il est également recommandé de consulter le conseil d'un médecin’ avant de prendre trop d'analgésiques. Le médecin pourra peut‑être recommander un traitement plus adapté à votre mal de tête, comme un médicament préventif contre les maux de tête.
Il peut être nécessaire d'éviter les médicaments contenant du butalbital ou des opioïdes. (Source : Harvard Health Publishing)






