La Religion de la Noix de Coco était une secte religieuse vietnamienne basée dans la province de Bn Tre dans le sud du Vietnam. Les adeptes ont établi le Royaume de la Noix de Coco sur un îlot du Mékong en 1963. La religion repose principalement sur des principes bouddhistes et chrétiens et sur les enseignements de non‑violence du fondateur Nguyn Thành Nam. Mais savez‑vous qui a fondé cette religion ?

Le Moine de la Noix de Coco était un mystique pacifiste vietnamien qui a fondé la Religion de la Noix de Coco. Il vivait sur une île, méditait pendant des heures chaque jour dans un palmier, avait un chat et une souris comme compagnons, créa un gong à partir de fragments de bombe, et fut emprisonné pour sa résistance à la guerre du Vietnam.

Le Moine de la Noix de Coco était‑il mentalement malade ?

Le Moine de la Noix de Coco était opposé à la guerre et a également été qualifié de mentalement malade. En 1968, le sud du Vietnam venait de sortir d’une longue période d’instabilité politique qui avait secoué et éveillé la société. Le public en avait assez des promesses et des réalités du gouvernement. Les factions communistes et nationalistes partageaient des angoisses similaires. Les gens devaient se préparer et prier afin que les forces spirituelles les délivrent des périls de la guerre pour survivre.

Au printemps 1968, le journaliste John Steinbeck IV, fils de 22 ans du célèbre écrivain américain John Steinbeck, se rendit à My Tho, aujourd’hui la province de Tiên Giang, avec ses amis pour rencontrer le Moine de la Noix de Coco, un moine bouddhiste zen énigmatique que certains fonctionnaires du gouvernement du Sud prenaient pour un vieil homme problématique et mentalement malade.

Il et ses étudiants transformèrent les coques de bombes et les balles de la Seconde Guerre mondiale en objets de paix dans son pagode. Il éleva même un chat et une souris ensemble pour montrer que, malgré leurs différences, le Nord et le Sud pouvaient coexister. Chaque jour, le Moine de la Noix de Coco traversait la carte symbolique de Saïgon à Hanoï, priant pour la paix au Vietnam.

Au‑delà du domaine ecclésiastique, de nombreux moines du Sud exprimèrent une opposition ouverte au conflit de plus en plus sévère. Les médias internationaux commencèrent à s’intéresser aux prêtres et aux leaders spirituels qui jouissaient d’une crédibilité suffisante pour dénoncer la souffrance du public. (Source : The Vietnamese

La première rencontre de Steinbeck et du moine de coco

Steinbeck et le moine de coco ont eu une étincelle d’inspiration particulière lors de leur première rencontre. Initialement croyant bouddhiste et taoïste, Steinbeck affirmait que la veille, en regardant une carte du Vietnam, il avait remarqué que si l’on traçait un cercle autour de la bande de terre en forme de S, cela ressemblait à un symbole du Tai Chi issu de la doctrine du yin et du yang. Le lac Tonlé Sap au Cambodge était le point blanc dans la partie noire du symbole du Tai Chi, représentant la terre, tandis que l’île de Hainan en Chine était le point noir dans la partie blanche, représentant la mer.

Le moine de coco a accueilli Steinbeck vêtu d’une robe de moine jaune et d’un crucifix catholique pendant à sa poitrine. Sa tête n’était pas enveloppée comme celle de ses disciples ; à la place, sa queue de cheval était tressée et enveloppée dans un morceau de tissu blanc à la manière de la couronne d’épines de Jésus, selon le moine de coco. Sa tresse était parfois laissée descendre jusqu’à sa poitrine, et il prétendait être l’image du Bouddha Maitreya. (Source : The Vietnamese