Aristote, l’un des esprits les plus brillants de l’histoire humaine, a commis une erreur. Une erreur que seul Charles‑Michel de l’Épée aurait pu corriger 1 000 ans plus tard.
Charles‑Michel de l’Épée a appris la langue des signes auprès d’un homme sourd. En 1760, il a fondé une école pour enseigner la langue des signes aux sourds. Son travail a aidé les sourds à se défendre en justice pour la première fois.
Qui était Charles‑Michel de l’Épée ?
Charles‑Michel de l’Épée est né à Versailles, en France, le 25 novembre 1712, d’un riche architecte au service du roi de France, Louis XIV. I’Epee a étudié la théologie pendant son adolescence. On lui a refusé l’ordination lorsqu’il a refusé de signer la condamnation d’un mouvement de réforme appelé le jansénisme. Il a étudié le droit et a été admis au barreau. Plus tard, un autre archevêque a accepté de l’ordonner mais il n’était pas ordonné. (Source: Biography)
I’Epee a été présenté à deux sœurs jumelles sourdes et est devenu leur tuteur. Il s’est rapidement rendu compte que les récits d’Aristote’ sur les sourds n’étaient pas vrais et s’est engagé à aider les jumelles et ceux qui leur ressemblent.
I’Epee a fondé une école pour les sourds de sa propre poche en 1760. À cette époque, les sourds et muets étaient considérés comme incapables de raisonner et étaient dénués de sens. Ce préjugé, qui durait depuis l’époque d’Aristote en 355 av. J.-C., était profondément ancré. I’Epee a vu que ce n’était pas vrai et a consacré sa vie à aider les sourds et les muets, leur permettant de faire partie de la communauté en général. (Source: New Advent)
I’Epee est mort le 23 décembre 1798, presque en faillite. Il a été enterré à l’église Saint‑Roch à Paris. Un monument en bronze a été érigé sur sa tombe en 1838. (Source: Biography)
Père des Sourds
Son travail d’amélioration de la vie de la communauté des sourds et muets a commencé par sa rencontre fortuite avec les deux sœurs jumelles sourdes. À cette époque, les sourds et muets étaient victimes de discrimination. Il leur était interdit de se marier, de posséder des biens et, dans certains cas, d’accéder à l’éducation. Seuls les enfants sourds et muets des familles riches apprenaient à lire et à écrire.
I’Epee a réussi à éduquer les jumelles une fois qu’il a appris à communiquer correctement avec elles. La communauté sourde de l’époque utilisait une langue des signes manuelle commune, et I’Epee l’a enrichie en créant des signes manuels dédiés aux sons de l’alphabet. Il a réussi à éduquer les jumelles et a compris que les sourds doivent apprendre visuellement ce que la personne ordinaire apprend auditivement. (Source: Biography)
Chaque sourd‑muet qui nous est envoyé possède déjà une langue. Il a bien pris l’habitude de l’utiliser et comprend ceux qui le font. Avec elle, il exprime ses besoins, désirs, doutes, douleurs, etc., et ne commet aucune erreur lorsque les autres s’expriment de même. Nous voulons l’instruire et, donc, lui enseigner le français. Quelle est la méthode la plus courte et la plus facile ? N’est‑ce pas de nous exprimer dans sa langue ? En adoptant sa langue et en la faisant conformer à des règles claires, ne pourrons‑nous pas conduire son instruction comme nous le souhaitons ?
Charles‑Michel de l’Épée
La méthodologie d’I’Epee s’est avérée plus efficace que celle de ses prédécesseurs Pereira, Bulwer, Dalgano, Dr John Wallis. À sa mort, l’Abbé Sicard a poursuivi son œuvre et est devenu l’intermédiaire entre la langue des signes française et américaine. L’amélioration de Sicard sur la méthodologie d’Epee a jeté les bases de la langue des signes américaine. (Source: New Advent)





