La Première Guerre mondiale a commencé le 28 juin 1914, à Sarajevo. Un jeune patriote serbe a assassiné l'archiduc François-Ferdinand. L'assassinat de l'archiduc a catapulté la guerre dans l'existence.

Trébuchon était le malheureux soldat français dont la vie a été la dernière à périr pendant la Première Guerre mondiale. Il a été tué par la guerre 15 minutes avant que le cessez-le-feu n'ait lieu – et alors qu'il annonçait à son unité que le déjeuner allait être servi.

Le dernier Poilu à tomber

Trébuchon est né le 30 mai 1878, dans une petite ville appelée Montcabrier. Il avait quatre frères et sœurs plus jeunes. En tant que berger communal, il menait une vie simple et jouait parfois de l'accordéon lors des mariages du village dans sa petite ville endormie. Trébuchon avait 36 ans lorsque la guerre a commencé, et il a décidé de s'engager. (Source : Free Wheeling France)

Il a commencé comme messager du 415e régiment d'infanterie et a rapidement été promu Soldat de Première Classe ou Private First Class en septembre 1918. On le décrivait comme un bon soldat, accomplissant toujours son devoir, d'un calme remarquable, donnant le meilleur exemple à ses jeunes camarades.

Trébuchon a combattu pendant toute la Première Guerre mondiale, pendant ses quatre années. Il a participé aux batailles de la Marne, Verdun, l'Artois et la Somme. Il devait rentrer chez lui auprès de sa famille mais a malheureusement été abattu dans les 15 dernières minutes. (Source : Military Wikia)

L'Armistice

L'Armistice de Compiègne (Armistice of Compiègne) a été signé le 11 novembre 1918 à 5 h 45. Cela a marqué la fin de la Première Guerre mondiale, l'Armistice mettant fin à tous les combats sur terre, dans les airs et sur mer entre les Alliés et les Allemands. Cela a été considéré comme une victoire pour la France et ses alliés. Cependant, pendant les heures qui ont suivi la signature de l'Armistice jusqu'à son entrée en vigueur, un total de 2 738 hommes ont encore perdu la vie, Trébuchon inclus.

Mémorial de Trébuchon

Un journaliste et écrivain français, Alexandre Duyck, s’est intéressé à Augustin Trébuchon. Il a découvert l’histoire d’Augustin lors du 90e anniversaire de l'Armistice. Duyck a mentionné qu'Augustin était toujours dans son esprit, disant qu'il devait être particulièrement ému par sa mort. Il a été tué en dernier, au dernier moment, pour une cause absurde.

Duyck trouve l’histoire de Trébuchon étrange à tous points de vue. Il aurait pu éviter la guerre entièrement en affirmant qu’il avait une famille à soutenir mais a choisi de s’engager quand même. Il est mort 15 minutes avant que l'Armistice ne soit en vigueur. L’histoire a tenté de couvrir la date réelle de décès en la repoussant d’un jour avant la date de l'armistice. Et pour couronner le tout, cette dissimulation est à jamais gravée dans l’histoire comme étant la date du décès. Elle était même inscrite sur la pierre tombale de Trébuchon au cimetière de Vrigne-Meuse. (Source : France 24)

Malgré ces circonstances, Duyck, ainsi que d’autres comme Gillian Thornton, quelques passionnés locaux et Georges Dommelier, l’ancien maire de Vrigne-Meuse, honorent Augustin Trébuchon à leur manière. Duyck a publié un livre intitulé « Augustin », un roman dépeignant la vie des Poilus, tels que Trébuchon, pendant la Première Guerre mondiale. (Source : France Today)