La rage est un virus mortel transmis aux humains par la salive d'animaux infectés. Le virus de la rage se transmet généralement par une morsure. Les premiers symptômes comprennent de la fièvre et des picotements au site d'exposition. Des symptômes plus progressifs incluent des nausées, des vomissements, des mouvements violents, une excitation incontrôlable, la peur de l'eau, l'incapacité à bouger certaines parties du corps, la confusion et la perte de conscience. Mais saviez‑vous qu'un certain nombre de personnes ont contracté la rage par des greffes d'organes ?

Depuis 2004, au moins 18 personnes sont décédées de la rage après avoir reçu des organes de donneurs infectés. Les organes transplantés sont rarement testés pour le virus de la rage, qui peut incuber pendant un an ou plus avant l'apparition des symptômes, moment où il est presque toujours fatal.

Que s’est‑il passé pour les personnes qui ont contracté la rage à la suite de greffes d’organes ?

En 2004, les Centers for Disease Control and Prevention (CDC) ont confirmé les premiers cas de transmission de la rage par transplantation d’organes solides. Bien que la rage ait déjà été signalée comme transmise par des greffes de cornée, il s’agissait du premier rapport de transmission de la rage par transplantation d’organes solides.

Le donneur d’organes avait suivi le processus standard de dépistage d’éligibilité, incluant des tests de laboratoire. L’un des receveurs de greffe est décédé pendant l’intervention, et les trois autres sont morts plus tard de la rage. Lorsque les amis du donneur ont été interrogés après son décès, ils ont révélé qu’une chauve‑souris l’avait récemment mordu.

Dans un autre cas, la rage a été transmise par transplantation d’organes en Allemagne en 2005. Les organes ou tissus d’un donneur infecté par la rage ont été donnés à six receveurs. Deux receveurs qui ont reçu des cornées du donneur n’ont pas été infectés après le retrait de leurs greffes. Ceux qui ont reçu un poumon, un rein ou un rein et un pancréas sont décédés. Le receveur du foie avait auparavant été immunisé contre la rage et a survécu à l’épreuve. 

Les équipes de soins des trois autres receveurs les évaluent. Ces personnes sont étroitement surveillées et ne présentent aucun signe d’infection par la rage. (Source : Lidsen)

Les organes destinés à la transplantation sont‑ils testés avant d’être utilisés ?

Tous les donneurs d’organes potentiels aux États‑Unis sont dépistés et testés afin de déterminer s’ils présentent un risque infectieux.

Les organisations d’obtention d’organes sont responsables de déterminer l’aptitude de chaque donneur d’organe. Une série de questions posées à la personne consentant à la donation d’organes, un examen physique du donneur et des tests de maladies infectieuses, incluant le VIH et les hépatites B et C 

le dépistage viral, déterminent l’éligibilité du donneur. Il est illégal pour les centres de transplantation d’accepter ou de transplanter des organes provenant de donneurs infectés par le VIH.

À la suite du groupe de transmission de 2004, de nombreuses organisations de prélèvement d'organes ont ajouté une question de dépistage de la rage à leur processus de candidature. Le dépistage n'a pas révélé de risque de rage dans ce cas.

La transmission récente d'une infection rare du virus de la rage via un donneur d'organes souligne le fait que le dépistage pré‑transplantation ne détecte pas toujours chaque infection potentielle d'origine donneur.

Étant donné qu'il ne s'agit que du deuxième donneur d'organes infecté par la rage connu aux États-Unis, le risque de transmission de la rage est extrêmement faible. Le premier incident a été identifié en juillet 2004. Les tests de laboratoire doivent être soigneusement envisagés pour leur précision et leur capacité à fournir rapidement les résultats. (Source : Lidsen)