Fumer du tabac était un symbole de statut social autrefois. Comme il était cher, seuls les élites pouvaient se le permettre. À l'époque, ses effets néfastes n'avaient pas encore été découverts. Mais le roi Jacques n'aimait pas cette pratique, écrivant même comment il la décrivait.
Roi Jacques, j'ai écrit « Un contre-blasphème au tabac ». Il le décrivait comme répugnant à la vue, odieux pour le nez, nocif pour le cerveau, et dangereux pour les poumons malgré l'absence de preuves scientifiques significatives.
L'introduction européenne du tabac
Le tabac a d'abord été utilisé par les Amérindiens qui cultivaient la plante. Il était initialement employé à des fins médicinales ainsi que lors de rituels. Le premier Européen à en prendre connaissance fut Christophe Colomb. Il le reçut en cadeau des Indiens d'Amérique en 1492.
Colomb rapporta quelques feuilles de tabac et quelques graines à son retour en Europe, mais son usage généralisé débuta au milieu du XVIe siècle. Les aventuriers et diplomates européens commencèrent à l'utiliser couramment. Le Français Jean Nicot est souvent crédité d'avoir popularisé le tabac, d'où le nom nicotine qui vient de lui. Nicot introduisit l'usage du tabac en France en 1556. Deux ans plus tard, le tabac arriva au Portugal, un an plus tard en Espagne, et finalement en Angleterre quelques années après.
Les Européens commencèrent à cultiver la plante en Amérique centrale. Plus tard, ils tentèrent de la faire pousser en Europe vers 1558, mais sans succès. En 1612, un Anglais nommé John Rolfe réussit à cultiver commercialement le tabac en Virginie. (Source : CNN)
Usage du tabac au XVIe siècle
Sir Walter Raleigh est crédité d'être le premier Européen à avoir introduit le tabac en Angleterre. En 1586, Raleigh rentra chez lui avec quelques colons de la colonie de l'île de Roanoke. Ces colons apportèrent avec eux du tabac, du maïs et des pommes de terre.
À cette époque, la vue des colons tirant sur leurs pipes de tabac déclencha une frénésie parmi les Anglais. Les historiens notent également que Raleigh offrit un jour du tabac à la reine Élisabeth I, lui demandant d'essayer de fumer. Le public suivit le mouvement et fumer du tabac devint alors une mode. (Source : Historic UK)
L’avis du roi Jacques sur le tabagisme
En dépit de sa popularité, le roi Jacques Ier détestait le tabac et ses aspects. Il n'aimait pas particulièrement que les gens croient qu'il possédait des propriétés médicinales et curatives supposées. Jacques abhorré l'idée même du tabac ainsi que la personne qui l'avait introduit dans le pays, Sir Walter Raleigh. (Source : Longstreet Typepad)
Déplaisant à la vue, répugnant pour le nez, nocif pour le cerveau, dangereux pour les poumons, et dans le noir et la puanteur qui l'entourent, ressemblant le plus à la horrible fumée stygienne du puits sans fond.
King James I
Le roi estimait que fumer était l'œuvre du diable, et pour persuader la foule d'abandonner ce vice, il imposa une taxe d'importation sur le tabac. Le roi fixa 6 shillings et 10 pence par livre importée. Le roi s'appuya également sur l'Église catholique, qui déclara son usage pécheur. Il interdit également le tabac dans les lieux saints.
Mais malgré les efforts du roi, la consommation de tabac continua de croître. En 1610, Sir Francis Bacon constata que l'usage du tabac continuait d'augmenter. Il écrivit également qu'il s'agissait d'une habitude difficile à abandonner. (Source : Historic UK)





