Sans autre but que de se livrer au trafic de drogues illicites, de nombreux semi‑submersibles ont émergé d’Amérique centrale. Surnommés Big Foot avant 2006, ces navires transportant de la drogue sont restés des rumeurs répandues sans signalement d’observations.
Un chantier naval situé dans les vastes jungles colombiennes démontait et remontait des semi‑submersibles pour faire passer des tonnes de cocaïne aux États-Unis, certains navires n’étant construits que pour un usage unique afin d’éviter les risques.
L’observation du prétendu Big Foot
L’idée de l’existence des sous‑marins narco était méconnue de beaucoup avant 2006. Beaucoup appelaient les sous‑marins narco Big Foot car ils avaient entendu des rumeurs à ce sujet, mais son existence restait cachée.
La première observation d’un sous‑marin narco a eu lieu à la fin de l’année 2006, à 145 kilomètres au sud‑ouest du Costa Rica, en pleine mer. Il était massif et de couleur bleue, son corps présentant des caractéristiques similaires à celles d’un sous‑marin.
Un nombre croissant de navires Big Foot en mer, connus sous le nom de semi‑submersibles autopropulsés, continuaient d’apparaître. Ces navires de taille gigantesque contenaient d’énormes quantités de drogues proportionnelles à la taille même du semi‑submersible. Voyageant d’Amérique centrale aux États-Unis, ces navires sont l’un des modes de transport utilisés dans le trafic de drogue.
C’est significatif. Nous pensons qu’ils peuvent transporter plus de huit ou dix tonnes de cocaïne. C’est en fait une progression logique. À mesure que nous nous améliorons dans l’interdiction, ils cherchent à contrer notre succès.
Vice‑amiral Joseph Nimmich
(Source : Internet Archive)
Le chantier naval de la jungle et le semi‑submersible
Joseph Nimmich, vice‑amiral et directeur du Joint Interagency Task Force South, déclare que les cartels de drogue ont d’abord cherché de nouvelles méthodes de transport pour leurs drogues lorsque les autorités de lutte contre la drogue ont réglementé strictement les bateaux de pêche pour le trafic de drogue.
L’une des suggestions était d’utiliser un bateau rapide pour le trafic de drogue. Les cartels de drogue se sont rapidement tournés vers les semi‑submersibles car ils n’attirent pas beaucoup l’attention, ayant la capacité de terminer leur trajet sous la surface des eaux océaniques. De plus, les semi‑submersibles sont plus difficiles à détecter sur les écrans radar et peuvent perturber les capteurs infrarouges, ce qui en fait le mode de transport idéal pour la drogue. (Source : Internet Archive)
C’est la première fois dans l’histoire du pays qu’un engin présentant ces caractéristiques a été intercepté près des côtes nationales. C’est incroyable de voir comment les trafiquants de drogue utilisent différents moyens pour pouvoir acheminer la drogue aux États-Unis.
Ministre de la Sécurité du Costa Rica, Fernando Berrocal
(Source : The Guardian)
Les chantiers navals des semi‑submersibles se trouvent au cœur de la vaste jungle de la Colombie. Au sein de la jungle se trouve un camp où les travailleurs dorment après avoir démonté et remonté des navires dans différentes zones de la jungle. Malgré le coût élevé et les longues constructions, certains semi‑submersibles ne sont utilisés qu’une seule fois après un transport réussi en raison de la valeur de rue de 400 millions de dollars que porte leur cargaison.
Supposément, les Forces armées révolutionnaires de la Colombie ont demandé les semi‑submarins car elles sont l’une des organisations de trafic de drogue les plus redoutables. De 2006 à 2007, avec la collaboration des responsables colombiens et de la Garde côtière et de la Marine des États‑Unis, plus de dix semi‑submersibles ont été capturés. (Source : Los Angeles Times)





