Le système de positionnement global (GPS) et les modules GSM sont utilisés dans un système de suivi de véhicules basé sur Arduino. Cette méthode de communication utilise un modem GSM et une carte SIM. Mais saviez‑vous pourquoi une équipe de recherche polonaise a dû payer une facture téléphonique de 2 700 $ ?

En utilisant une carte SIM dans un traceur GPS, une association environnementale polonaise a suivi la route migratoire d’une cigogne blanche. Après que la cigogne a disparu de la vue, ils ont découvert une facture téléphonique de 2 700 $ ; quelqu’un au Soudan avait volé la SIM du traceur et passé plus de 20 heures d’appels.

L'échec du GPS

Un dispositif de suivi qu’une association polonaise a installé sur une cigogne blanche a été volé en Afrique, et sa carte SIM a été utilisée pour passer de nombreux appels coûteux, coûtant à l’association 2 648 $.

En avril 2017, alors que l’oiseau, nommé Kajtka, passait le printemps en Pologne, l’organisation environnementale Grupa EkoLogiczna a fixé le dispositif GPS sur son dos. Le dispositif était conçu pour surveiller les déplacements de la cigogne alors qu’elle se dirigeait vers le sud, vers l’Afrique. Kajtka est arrivé sain et sauf, et le 1 février de cette année, il est reparti vers le nord en prévision de vacances d’été en Europe.

Dix jours plus tard, Kajtka est arrivé dans la vallée du Nil Bleu au Soudan et s’est arrêté brusquement. Comme l’oiseau ne s’est plus déplacé avant le 26 avril, on pouvait supposer qu’il était complètement à l’arrêt. Les choses ont commencé à devenir étranges pour les scientifiques qui suivaient le flux GPS de Kajtka.

Le signal a parcouru 25 kilomètres ou 16 miles en cercles ce jour‑là avant de disparaître. Puis, le 7 juin, l’association a reçu une facture importante de la part du fournisseur de téléphonie mobile de Kajtka. Le groupe a affirmé que plus tôt ce mois‑ci, quelqu’un avait démonté le traceur et passé l’équivalent de 20 heures d’appels coûteux en utilisant la carte SIM.

Il semble que Kajtka ait soit été dévorée tout entière par la nature, soit succombé aux parasites internes qui peuvent affecter ces oiseaux. Ensuite, une personne ingénieuse a découvert le dispositif de suivi, l’a remis à quelqu’un ayant un peu plus d’expertise et d’équipement, et a commencé à rester en contact avec des amis étrangers ou des services téléphoniques gratuitement. (Source : The Register)

Transporteurs à plumes

Des oiseaux extraordinaires, les cigognes blanches, voyagent chaque année de l’Europe de l’Ouest jusqu’à l’extrême sud de l’Afrique, parcourant des milliers de kilomètres. Elles utilisent les courants thermiques pour économiser de l’énergie, évitant la Méditerranée lors de leur périple au profit d’un passage à travers le pont terrestre du Moyen‑Orient ou d’un rapide survol du détroit de Gibraltar.

Les biologistes peuvent étudier ces migrations beaucoup plus en détail maintenant que la technologie devient plus petite et que les réseaux de téléphonie mobile sont de plus en plus répandus. Les premières tentatives de suivi des oiseaux avec des traceurs lourds et aérodynamiques aboutissaient souvent à la mort des oiseaux, les épuisant et augmentant la probabilité qu’ils soient attrapés par des prédateurs.

La technologie a grandement aidé à suivre ces schémas de migration et, espérons‑le, à réduire la propagation du virus du Nil occidental. Pour éviter que ces créatures magnifiques ne soient chassées pour leurs cartes SIM, les fabricants de traceurs pourraient vouloir ajouter davantage de sécurité. (Source : The Register

Image provenant de BBC