Père fondateur américain et l'un des signataires de la Déclaration d'indépendance des États-Unis, William Whipple, a représenté le New Hampshire en tant que membre du Congrès continental de 1776 à 1779. Mais saviez‑vous que Whipple était également l'une des premières personnes à libérer son propre esclave ?

L'un des 56 signataires de la Déclaration d'indépendance, William Whipple, estimait qu'on ne pouvait pas simultanément lutter pour la liberté et retenir une autre personne en esclavage ; il a libéré son esclave après avoir signé la déclaration.

Carrière politique de William Whipple

En 1775, le New Hampshire a dissous l'État royal britannique et a mis en place une Chambre des représentants ainsi qu'un Conseil exécutif, compris collectivement comme un Congrès provincial. Whipple a été choisi pour représenter Portsmouth. Il est devenu membre du Comité de sécurité.

Une recommandation a été envoyée là‑bas pour lever quelques régiments de Noirs. Cela, je le suppose, jettera les bases de l'émancipation de ces misérables dans ce pays. J'espère que ce sera le moyen de dispenser les bienfaits de la liberté à toute la race humaine en Amérique.

William Whipple

Whipple fut alors élu au Congrès continental, et il signa la Déclaration d'indépendance des États‑Unis. Il était le cousin au second degré du co‑signataire Stephen Hopkins. En janvier 1776, Whipple écrivit au signataire associé Josiah Bartlett le modèle à venir :

Cette année, mon ami est confronté à de grands événements. Rien de moins que le destin de l'Amérique ne dépend de la vertu de ses fils. S'ils n'ont pas l'intégrité suffisante pour soutenir la cause la plus glorieuse à laquelle les êtres humains aient jamais été engagés, ils ne méritent pas les bienfaits de la liberté.

William Whipple

(Source : Descendants des signataires de la Déclaration d'indépendance)

Carrière militaire de William Whipple 

Le Congrès provincial du New Hampshire a confié à Whipple sa tâche principale en 1777. À Saratoga, il a été placé à la tête d'une compagnie composée de quatre régiments de milice. Whipple supervisait le régiment de Bellow, le régiment de Chase, la compagnie de Moore et la compagnie de Welch. 

À la suite de leur conduite méritoire lors de la bataille de Saratoga, Whipple et le colonel James Wilkinson furent choisis à eux seuls par le major‑général Horatio Gates pour déterminer les conditions de capitulation avec deux représentants du général John Burgoyne. Whipple signa alors la Convention de Saratoga, le rejet effectif du général Burgoyne et de ses armées.

Whipple fut alors choisi, ainsi que plusieurs autres officiers, pour escorter Burgoyne et son armée jusqu'à Winter Hill, Somerville, Massachusetts. Whipple transmit la nouvelle de la victoire à Saratoga au capitaine John Paul Jones, qui la rapporta à Benjamin Franklin, alors à Paris.

La nouvelle du succès permit à Franklin de l'utiliser dans les négociations d'alliance avec les Français. En 1778, Whipple suivit son commandant, le général John Sullivan, à la bataille de Rhode Island, où il supervisa le régiment d'Evans, le régiment de Peabody et le régiment de cavalerie légère de Langdon. (Source : Descendants des signataires de la Déclaration d'indépendance)

Décès de William Whipple

Lorsque la guerre prit fin, Whipple fut nommé juge associé de la Cour supérieure du New Hampshire. 

Malheureusement, il souffrait de problèmes cardiaques depuis des années auparavant. Il mourut en novembre 1785, s'évanouissant à cheval alors qu'il se rendait au tribunal. (Source : Waymarking