Le roi Léopold II a établi la Belgique comme une puissance coloniale en Afrique, mais il est surtout connu pour les atrocités commises sous son régime. Mais le pire qu'il a fait a été au moment où il a acquis l'État indépendant du Congo.

En 1885, le roi Léopold II de Belgique a personnellement acquis le « Congo libre » lors de la conférence de Berlin de 1884-1885. Il a fini par asservir les habitants de l'État pour recueillir de l'ivoire et du caoutchouc naturel.

Qui était le roi Léopold II de Belgique ?

Léopold-Louis-Philippe-Marie-Victor, plus connu sous le nom de roi Léopold II, est né le 9 avril 1835 à Bruxelles, Belgique, de Léopold I et Louise‑Marie. À l'âge de 18 ans, Léopold II entra au sénat en tant que membre de droit, et la même année, il épousa l'archiduchesse d'Autriche, Marie‑Henriette de Habsbourg‑Lorraine.

À l'âge de 30 ans, Léopold II prononça le serment constitutionnel et devint le deuxième roi de la Belgique indépendante. Il est surtout connu pour son acquisition du Congo libre et la commande de plusieurs bâtiments et projets urbains en Belgique. (Source : Monarchie)

Léopold II a eu six enfants au total, quatre avec son épouse l'archiduchesse d'Autriche et deux avec Blanche Zélia Joséphine Delacroix, une prostituée. Sa plus jeune fille avec Marie‑Henriette, Clémentine Albertine Marie Léopoldine, épousa rapidement le prince Napoléon Victor Jérôme Frédéric Bonaparte, connu sous le nom de Bonaparte V.

Léopold II était assez impopulaire auprès des citoyens belges, non pas à cause de son acquisition du Congo libre, mais à cause de son caractère. Léopold II ne pouvait pas parler correctement le néerlandais. Il était connu pour passer de longues vacances d'hiver luxueuses, était éloigné de deux de ses filles, et aimait les adolescentes.

Le 17 décembre 1909, Léopold II décéda trois jours après avoir signé la loi sur le service militaire obligatoire. (Source : New World Encyclopedia)

L'État libre du Congo

En 1876, Léopold II organisa une conférence internationale d'explorateurs et de géographes, et bientôt il engagea Henry Morton Stanley comme son émissaire dans la région africaine. Stanley fut chargé de construire des postes de traite, des routes, et, plus important encore, de persuader les chefs locaux, tous illettrés, de signer des traités avec Léopold.

Léopold II était connu pour se présenter comme un philanthrope dont le but était de répandre le christianisme, la civilisation occidentale et le commerce dans des régions inconnues, l'Afrique incluse. Il persuada rapidement les États‑Unis et plusieurs pays européens de reconnaître que le nouveau territoire du Congo était sa colonie privée, l'appelant État Indépendant du Congo, le Congo libre.

Dans sa colonie privée, Léopold II put acquérir une grande fortune. Cela était dû à son exploitation de l'ivoire, très prisé à l'époque. 

L'invention de la roue de bicyclette gonflable et l'essor de l'industrie automobile ouvrirent la voie à Léopold II pour amasser davantage de fortune dans les années 1890. Cela conduisit à une demande importante de caoutchouc. Heureusement pour Léopold II, sa colonie privée comprenait les vignes de Landolphia riches en arbres à caoutchouc sauvage.

Léopold II envoyait son armée privée, connue sous le nom de Force Publique, dans la région et obligeait les hommes villageois à produire des quotas mensuels de caoutchouc sauvage en échange de la liberté de leurs épouses et enfants otages.

La plupart des industries développées dans la colonie étaient réalisées par l'esclavage et le travail forcé. La plupart des villageois décidaient de quitter leurs villages pour éviter de devenir otages ou esclaves, et certains déclenchaient des rébellions. Ceux qui étaient capturés lors de tentatives de révolution échouées étaient fusillés, et leurs mains étaient coupées.

Les mains découpées étaient rapportées aux camps principaux de la Force Publique. Cette pratique servait à prouver aux officiers que l'armée ne gaspillait aucune balle, et les mains constituaient la preuve d'un meurtre. Si un soldat tirait et ratait, il coupait les mains des victimes vivantes pour prouver qu'il n'avait pas gaspillé de balle.

Bientôt, des pays comme la France, l'Allemagne et le Portugal suivirent le même modèle, copiant le style de Léopold en matière de travail forcé. Cela entraîna une vague de colère internationale contre Léopold, le contraignant à renoncer à la propriété du Congo. En 1908, l'État libre du Congo devint le Congo belge, Léopold II réclamant un paiement pour sa colonie. (Source : Britannica)