L’allaitement maternel de substitution, le biberon et l’utilisation de préparations infantiles font tous partie de l’histoire de l’alimentation du nourrisson. L’allaitement de substitution était l’alternative la plus sûre et la plus répandue au lait maternel naturel avant l’invention des biberons et des préparations. Il a été progressivement remplacé par l’alimentation artificielle en raison de l’attitude négative de la société à son égard, ainsi que des avancées dans la formulation des préparations. Mais saviez‑vous pourquoi la préparation pour bébé a été inventée en premier lieu ?
En 1865, le scientifique Justus von Liebig a créé, breveté et commercialisé une préparation pour bébé sous forme liquide puis en poudre afin d’améliorer sa conservation. La meilleure nourriture pour nourrisson était censée être la formule de Liebig, qui contenait du lait de vache, du blé, de la farine d’orge maltée et du bicarbonate de potassium.
La création de la préparation pour bébé
Au XVIIIᵉ siècle, les premières analyses chimiques du lait humain et du lait animal furent réalisées. Jean‑Charles Des‑Essartz publia son Traité d’éducation physique des enfants en 1760, où il comparait la composition du lait humain à celle du lait de vache, de brebis, d’âne, de jument et de chèvre.
Des‑Essartz soutenait que le lait humain était la meilleure source de nutrition pour le bébé, sur la base de ses caractéristiques chimiques. De nombreux scientifiques tentèrent de fabriquer un lait non humain qui ressemble au lait humain, en prenant le lait maternel comme modèle.
Justus von Liebig, chimiste, inventa, breveta et commercialisa un aliment pour nourrisson en 1865, d’abord sous forme liquide puis en poudre pour une meilleure conservation. La formule de Liebig comprenait du lait de vache, du blé, de la farine d’orge maltée et du bicarbonate de potassium, considérés comme le régime idéal pour le bébé.
Suite au succès de l’aliment pour nourrisson de Liebig et à l’introduction du lait évaporé, de nombreux nouveaux produits commerciaux et préparations furent rapidement produits.
Il y avait 27 marques d’aliments pour nourrisson brevetées en 1883. Ces produits commerciaux étaient des glucides en poudre tels que sucres, amidons et dextrines, censés être mélangés au lait. L’aliment était gras mais déficient en nutriments essentiels comme les protéines, les vitamines et les minéraux. Des nutriments individuels furent introduits progressivement. (Source : Bibliothèque nationale de médecine)
Qu’est‑ce qui est le meilleur pour les bébés ?
L’allaitement maternel est resté le mode d’alimentation du nourrisson médicalement privilégié tout au long de l’histoire de l’allaitement de substitution, du biberon et des préparations. Malgré cette préférence, les scientifiques tentent de créer une formule synthétique comparable au lait humain depuis 1865.
Bien que les nutriments des formules synthétiques semblent presque équivalents à ceux du lait maternel, les fabricants reconnaissent sur l’étiquetage que le lait maternel reste la meilleure forme de nutrition pour les bébés.
Comparé à l'allaitement, la quantité de chaque nutriment dans le lait maternisé varie considérablement. De plus, la composition des laits maternisés ne change pas avec l'âge de l'enfant. En conséquence, le lait maternisé ne répond pas aux besoins nutritionnels d'un nouveau-né en développement, rendant la digestion plus difficile.
Les différences de digestion et d'absorption entre l'allaitement maternel et l'alimentation au lait maternisé ont été liées à plusieurs préoccupations, notamment de mauvais résultats de santé chez l'enfant.
L'allaitement est lié à la prévention de problèmes de santé indésirables, tandis que l'alimentation au lait maternisé est associée à leur apparition, selon la recherche. C'est toujours la meilleure source de nutrition pour les nouveau-nés et la forme d'alimentation infantile la plus sûre. (Source : National Library of Medicine)






