Un prieur de Santa Maria delle Grazie avait un problème de taille murale. Léonard de Vinci travaillait trop lentement sur La Cène, et la plainte était suffisamment pratique : la fresque du réfectoire n'était pas une page de carnet de croquis, et le couvent devait vivre avec l'œuvre inachevée. La réponse de Léonard, selon la célèbre anecdote, était plus tranchante qu'une excuse. Si le prieur continuait à le presser, Léonard pourrait utiliser son visage pour Judas.[1]

La procrastination de Léonard de Vinci est devenue partie de la légende de La Cène : lorsqu'un prieur s'est plaint du progrès lent, Léonard aurait menacé de le faire modèle de Judas, et les plaintes ont rapidement cessé.[1]

Judas était important parce que la peinture repose sur la trahison. La Cène montre le moment chargé après que Jésus a dit aux apôtres que l'un d'eux le trahirait, le choc se propageant à travers la table dans les visages, les mains et les corps.[1] Être fait Judas dans cette scène n'était pas simplement être inclus. Cela signifiait devenir le visage visible de la perfidie.

Léonard était le type d'artiste qui pouvait rendre un prieur anxieux. Il est encore considéré comme l'un des exemples classiques d'homme de la Renaissance, une personne aux capacités étendues tant dans les arts que dans les sciences. Dans le cas de Léonard, cette réputation comprend non seulement la peinture, mais aussi la science, la philosophie, l'ingénierie et les mathématiques.[2] Art Facts le décrit également comme célèbre pour sa procrastination et sa distraction, ce qui rend l'impatience du prieur plus facile à imaginer.[1]

Un mur trop grand pour être ignoré

L'original La Cène n'était pas une toile destinée à être déplacée dans une galerie. C'était une fresque faite pour son environnement, et elle était énorme, environ 460 centimètres sur 880 centimètres, ou 180 pouces sur 350 pouces.[1] Les reproductions la rendent familière. L'œuvre réelle était architecturale, suffisamment large pour dominer une pièce.

Cette échelle donnait au retard une dimension publique. Un peintre lent travaillant sur un petit panneau peut disparaître dans un atelier. Un peintre lent couvrant un mur de couvent devient partie du quotidien. Le prieur ne se plaignait pas d'un tempérament artistique abstrait. Il regardait une grande surface inachevée dans une maison religieuse.

Léonard a également choisi une voie difficile. Au lieu d'utiliser la technique de fresque standard, il a employé une méthode expérimentale.[1] La décision est devenue partie du long problème de la peinture. Il ne reste pas grand-chose de l'original, l'emplacement même n'était pas idéal, et les tentatives de restauration ultérieures ont souvent échoué.[1] L'œuvre qui semble maintenant inévitable était physiquement vulnérable dès le départ.

Le visage que personne ne voulait

À l’intérieur de la peinture, Judas est marqué par plus que son nom. Il est présenté comme le traître, et Art Facts le montre renversant le salière.[1] Autour de lui, les apôtres réagissent en groupes. Pierre semble en colère, et Thomas fait le geste associé à son surnom ultérieur, « Thomas l’incrédule ». [1] La scène a perduré parce qu’elle ressemble à une pièce saisie dans les premières secondes après une terrible nouvelle.

L’anecdote a perduré pour une autre raison. La menace de Léonard a transformé une dispute au travail en une question de mémoire. Le prieur pouvait continuer à se plaindre, mais la punition que Léonard a suggérée n’était ni une amende ni une querelle. C’était un portrait, fixé sur le mur à côté de Jésus au moment de la trahison.

Le temps a puni la peinture de manières que le prieur n’aurait pu prévoir. Les troupes de Napoléon l’ont ensuite traitée négligemment, et la fresque a été gravement endommagée pendant la Seconde Guerre mondiale.[1] Les spectateurs modernes connaissent La Cène comme un survivant, restauré, copié, gardé et sans cesse discuté.

Le prieur voulait de la rapidité. Léonard a répondu en pointant l’endroit vide où le visage de Judas pourrait encore être décidé. Des siècles plus tard, le mur reste endommagé et célèbre, tandis que l’ancienne plainte survit comme une menace d’atelier étrangement efficace : dépêche‑moi, et tu pourras rester assis à jamais avec le traître.

Sources

  1. Art Facts, « 28 faits intéressants sur la peinture de la Cène »
  2. Simple English Wikipedia, « Homme de la Renaissance »